BSSAI SUB Isk VIB BT I.B8 ECRITS DE P.-L. GOURIBR
coche n*est point resté depuis lors immobile. Hier il avançait , aujourd'hui il recule. C'est toujours la lutte des passions et des ineptes fantaisies de quelques débris d'ancieû régime contre les résultats de la révolution. Aasarés de vaincre un jour, mais pressés d'en finir, qui de nous n*a point senti cruellement dans ces derniers temps l'absence de Paul-Louis Courier? Combien de fois nes'est-oD pas surptis à penser qu'en tel acte arbitraire ou honteux, le pouvoir qui se riait des attaques concertées de cent journaux , eût tremblé à l'idée de rencontrer la petite feuille du pamphlétaire? Non, Courier n'est point oublié et ne le sera point. La place quUI occupa dans nos rangs demeurera vide jusqu'à la fin du combat. Mais, avant de rencontrer sa destinée, il a du' moins gravé sur l'airain tous les sentimens qui lui furent communs avec nous, et qui absoudraient cette génération, si jamais elle était accusée d'avoir été muette spectatrice de toutes les hontes de la France depuis quinze ans.