‹ Pamphlets politiques et littérairesChapitre 75 sur 79 · DE L'ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS · texte numérisé non relu

DE L'ACADÉMIE DES INSCRIPTIONS

ET BELLES-LETTREfiu

Cest avec grand chagrin f aveo une dooleorex* iréoady que je me voie exclu de votre Académie^ |:MUisque enfin vous ne voulez poÎBt de moi* Je m fD'en plains pas toutefois. Vous pouvez avoir^poi^r cela, d*aus$î bonnes raisons que pour refuser Coral 0i d'autres qui me valent bieo. En me: mettant avec eux , vous ne me faites mil tort; mais d*uit autre côté, on se moque de mol. Un auteur de journal, heureusement peu lu , imprime : % Mon* ^ sieur Courier s*est présenté» aie présente et se » présentera aux élections de TAcadémie des In^ » soriptions et Belles-Lettres, qnî le r^ette unanl- » memient. Xi faut, pour être admit dana cet »1« » lustre corps » autre chose que du grec* On vient I» d*y recevoir le vicomte Prévost d*Irai, gentiU » homme de la chambre j le sienir Jooiard , le che^ jB va lier Pureau de La Italie, gens qui, à dire

» vrai'i ne savent point <le grec, mais dont les » 'principes sont connus. »

Voilà les plaisanteries qu'il me faut essuyer. Je saurais bien que répondre ; mais ce qui me fâche le plus, c'est que je vois s'accomplir cette prédiction que me fit autrefois mon père : Tu ns seras jamais rien. Jusqu'à présent, je doutais (comme il y a toujours quelque chose d^obscur dans les oracles),je pensais qu'il pouvait avoir dit : Tu nefercu Jamais rien; ce qui m'accommodait assez, et me semblait même d'un bon augure pour mon avancement dans le monde; car en ne faisant rien , je pouvais parvenir à tout, et singulièrement à être de l'Académie; je m'abusais. Le bonhomme sans doute avait dit , et rarement il se trompa i.Tïtne seras jamais rien, c*est''à^ire9 ta ne sera^ ni gendarme, ni rat-de«cave, ni espion, ni duc, ni laquais, ni académicien. Tu seras Paul-Louts pour tout potage , rd est^ rien. Terrible mot !

Cest folie de lutter contre sa destinée. H y avait trois places vacantes à T Académie , quand «je me présentai pour en obtenir une. J*avais le mérite requis; on me l'assurait, et je le croyais «je vous l'avoue. Trois places vaeantes , Messieurs h et, notez ceci, je vous prie, personne pour les remplir. Vous aviez rebuté tous ceux qui en eusis^t été capables. Coraï, Thurot, Haase, repousses une fois , ne se présentaient plus. Le pauvre Chardon de la Rochette qui , toute sa vie, fut si simple de croire obtenir, par la science, une place de savant, à peine désabusé, mourut. J'étais donc sans

A MESSIETJKS DE L^AGÀDÉMIE. 221

rivaux que je dusse redouter. Les candidats manquant , vous paraissiez en peine , et aviez ajourné déjà deux élections faute de sujets recevables. Les uns vous semblaient trop habiles ; les autres trop ignorans; car sans doute vous n'avez pas cru qu'il n'y eût en France personne digne de s'asseoir auprès de Gail. Vous cherchiez cette médiocrité justement vantée par les sages. Que vous dirai*jé enfin ? Tout me favorisait , tout m*appe]ait au fauteuil. Visconti me poussait, Millin m'encourageait, Letronne me tendait la main; chacun semblait me dire : Dignus es intrara:}e. n'avais qu*à me présenter, je me présentai donc, et n'eus pas une voix.

Non , Bfessîeurs , non , je le sais , ce ne fut point ^otre faute. Vous me vouliez du bien , j*en suissûr. Il y parut dans les visites que j'eus l'honneur de vous faire alors. Vous m'accueillîtes d'une façon qui ne pouvait être trompeuse; car poui'quoi m'auriez - vous flatté? Vous me reconnûtes des droits. La plupart même d'entre vous se moquèrent un peu avec moi de mes nobles concurrens ; car, tout en les nommant de préférence à moi , vous les savez bien apprécier, et n'êtes pas assez peu instruits pour me confondre avec messieur&de rOËil-de-Bœuf.' Enfin , vous me rendîtes .justice en convenant que j'étais ce qu'il fallait pour une des trois places à remplir dans l'académie. Mais quoi ? mon sort est de n'être- rien. Vous eûtes beau vouloir faire de moi quelque chose, mon étoile l'emporta toujours , et vos suffrages, détournés par

(222 IJËTTHB

cet asceBdant, tombèrent , Dieu sans doute le voulant, snr le gentilhomme orcËnaire.

La ncfbhssef Measieur»^ tk*e9t ptts una chimère, mais qurique chose de très^éel , trè»*solide, trèabon , dont on sait tout le prix. Chacun en veut tater; et ceux qni autrefois firent les dégoûté», ont bien changé d*avis depw nn certaiil temps. Il n*eat vilain qui » pour se faire un peu décrasaer» n'aille du rot à Fusurpalseur, et de l'usurpi^eur au roi , ou qni , faulff de mieux» no mette du moins un de à son nom, aTsc grande raison vraiment Car voyez ce que c^est , et la dilTérenee qu on fait du gentilhomme au roturier, dans le pays même de régalîté, dans la république des lettres, Chardon.de laRo* cbette(vou8 Tavez tous connu), paysan c<Mnme moi, naalgrécenom pompeux» n*ayanl; que du savoir, de k probité , des mœurs , enfin , un boinme de rien , abkné dans l'étude, dépense son patrimoine en livres, en voyages; visite Içs monumens de la Grèce et de Home, les bibliothèques, les savans, et devenu lui"méme un des hommes les plus savans de l'Europe, connu pour tel par ses ouvrages, se présente à l'Académie, qui tout d'une voix le refuse^ Non , c'est mal dire : on ne fit nul le attention à lui, on ne l*écouta pas. Il en mourut, grande sottise. Le vicomte Prévost passe sa vie dans ses terres, aU» fautant ie parfum de sesi pkmtes flemries , W compose un couplet afin, d'entretenir ses douttes réife^ ries, L'Académie, qui apprend œla (non paa T Académie française , où deux 'vers se comptent pour un ouvrage, mats la vô^eb Messieurs, l'Acadéakie en

A MESSIEURS DB L^CADÉMIE. aa3

ug, celle 4es BArnbélemif ées Dacier» des $au* maise), offre timidementà M, le vicomte une place dan» «pa «ein } 11 fait «igné qu'il acceptera» et le voilà neB»Bié tout d*uiie y^tx. Bien o*est plus mnei* pie que cela ; un gentilbonuiie de noim etd'armea» un komme comme â|. le vicomte » est militaire sans faire la guerre, de l' Académie sans sa^ir lire. Ita c^ufum^ dé J^nn^ee r^ veu$ pa$^ dit Molière , qu'un §efUilhamme sœhe rien faire f et la même cou« tume veut que toute place lui soit dévolue, même celle de TAcadémie,

Napoléon «génie, dieu tutélaire des races antiques et nouvelle», restaurateur des titres, sauveur des parchemiaSf ^aas toi la France perdait 1* étiquette et le hlason^ aams toi..... Qui« Messîeui:», ce g^and hoiame aimaît comme vous la noblesse , prenait de»geolîlsbomiiiespour en faire ses sol? dats, ou bien de se» soldata faisait des gentilhora* mes» Sans lui, le» vicomtes que seraient*ils ? pas même académioieqii.

Vous voyez Imci», Messieurs, que je ne vous eq veux point. Je cause avec vous; et de fait, si j!avais à me plaindre ce serait de moi, non pas de vous. Qui diantre me poussait à vouloir être de TAcadémie, et quavais-je besoin d'une patente d'érudit , moi qui , sacfuuii du^ grec autant qu'homme de France^ étais couuuet célébré par tous les doctes de l'Allemagne sous les noms de Correrius , Cow rierus f Hemerodromus f Cursot\ avec les épithètes de "VÛ' ingeniosm , ttir ac^itissimm , vir pvastantissimus , c*ea( 'à-dire k&mme tf érudition , hamn» de capacité.

3^4 LETTILE

comme le cbclear PAncrace. J'avais' étudié poar savoir, et j'y étais parvenu ^ au jugement des experts. Que me fallan-il davantage? Quelle bizarre fantaisie à moi> qui m'étais moqué q«anm1e ans des cotteries littéraires, et vivais en repos loin de tante cabale, de m'aller jeter au milieu de ces mé^ prisables intrigues f

A vous parler franchement, Messieurs, c^est là le point embarrassant de mon apotogie; c'est là Vendrok que je sens faible et que je menfùudrais cùehen De raisons , je n'en-ai point pour plâtrer cette sottise, ni même d'excuse valable. Alléguer des exemples , ce n'est pas se laver, c'est montrer les taches des autres. Assez de gens, pourrais-je dire; plus sages que mxÀ , plus habiles , plus philosophes (Messieurs , ne vous effrayez pas)^ ont fait la même faute et bronché en même chemin aussi lourdement. Que prouve cela? quel avantage en puisje tirer , sinon dé donner à penser que par là seulement je leur ressemble? Mais, pourtant, Coraî. Messieurs^..., parmi ceux qui ont pris pour objet de leur étude les monumens écrits de l'antiquité greeque, Gora! tient le premier rang, nul ne s'est rendu plus célèbre ; ses ouvrages nombreux, SBins être exempts de fautes, font l'admiration de tous ceux qui sont capables d*en juger; Coraf, heufeux et tranquille à la tête des hellénistes, patriarche, en Un mot, de la Grèce savante, et partout révéré de tout ce qui sàft lire a^ha et oméga; Gora? une fois a voulu être de l'Académie. Ne me dites point, mou cher maître »

A MESSIEURS DE L^ÂCADÉMIE. 225

ce que je suis comme tout le monde, que vous . Tavez bien peu voulu, que jamais cette pensée ne vous fût venue sans les instances de quelques amis moins zélés pour vous<> peut-être que pour l'Académie y et qui croyaient de son honneur que votre nom parût sur la liste, que vous cédâtes avec peine , et ne fûtes prompt qu'à vous retirer. Tout, cela est vrai et vous est commun avec moi , aussi bien que le succès. Vous avez vouli^comme moi, votre indigne disciple, être de l'Académie : c'était sans contredit <zj/;i'rer À descendre. Il vous en a pris comme à. moi, c'est-à-dire qu*oa se moque de nous deux. £t plus que moi , vous ave? , pour faire cette demande, écrit à l'Académie , qui a votre lettre et Ja §^utie*. Rendez-la lui. Messieurs, de grâce, ou ne la montrez pas du moin^ Une coquette montre les billets de l'amant rebuté , mais elle ne va pas se prostituer à Jomard.

Jomard à la place deVisconti ! M. Prévost d'Irai succédant à Clavier! voilà de furieux argumens contre le progrès des lumières, et les frères ignorantins, s'ils ne vous ont eux-mêmes dicté ces nominations , vous en doivent savoir bon gré.

Jomard dans le fauteuil de Visconti ! je crois bien qu'à présent, Messieurs, vous y êtes accoutumés; on se fait à tout, et les plus bizarres contrastes, avec le temps, cessent d'amuser. Mais avouez que la première fois cette bouffonnerie vous a réjouis. Ce fut un chose à voir, je m'imagine, que sa réception. Il n'y eût rien manqué de cellede Diafoirus, si le récipiendiaireeûtsu autant

a 26 LK^T^E

de latin. Maintenant , eiiiayez.( mmtanse pktit en di^ ^fvité*)ût mettre à la piaoe d*unâne un savant, un hetténkte. A la première vacance peu t«ètre vous en aurti z le pastfo-temps ; nommos on de ceux que vovs ave£ refaaés jusqu'à présent

Maia ce M. Jomard , dessinatenr, graveur» ou quelque chose d'approchant, qoe je ne connais point d'âiUettrfii, et que peu de gens, je crob, «pnnaissent, pour se placer ainsi entre deux gentils* hommes, le chevalier et le vicomte, qu€4 liomme est«eedonc, je vous prie ? fisl-ee «ngentiihoiiuns qui éér«yge en faisant quelque chose, ou bien un artiste ennoblî comme le marqua de OuKiva? ou eeratt'Ce seolemeiil un niain qaà pense bien?Leë vilains bien pensens fréquentent la noblesse , ils ne perlent jamaiis de kar père^ maia on leur en parie souvent.

M. Jomard toutefois sait qnelque chose ; il sait graver, diriger au moine des>grav^ii va , et les pbocfaes d'un livre font foi qu'il esl bon prote en taillê-doucep Mais le vleomte^quesaîtoil? sa généalogie; et quels tilres a-t-il ? des titresde noblesse pour remplacer Clavier 4ans une académie I Chose admirable que parmi quafrante que voua étàez , Messieurs, savane en eenaés tel», aaacmbiés pour nommer à une ptaoa de savant , d-érudit, d'helléniste , pas nn ne s'avise de proposer un heliéniele, un érudit, un savant ; pa» un seul ne songe à Coraf , nul ne pense à M. T borot^ à M., Haase, à

* Mol 4» Uub XI.

A MESSIEURS DE L ACADBMIE. %ij

moi , qui ea râlais un antre pour votre Aoadéoii^^ tous d'un commun accord ,^»nnt/aar de hér9St'V0nt choisir ChUdebnmd , tout veulent ie vicomte. Les compagnies, en ^néral , on le sait, ne roiigîsaenC point, et itiè académies !.w Ah ! Messieurs, s'il y avait une académie de danse , et que les grands en voulussent être , nous verrions quelque jour, à la ptoce de Vestris, M. de TaUeyrand, que 1* Académie en €»)rps complimenterait, louerait, et, dès le lendemain , rayerait des» Isste pour peu qu'il parût se brouiller avec les puissancea.

Vous feites de ces choses-là. M. Prévost dlr4it D*e5t pas si grand seigneur, mais il est propre à vos études comme l'autre à danser la ^votte. £t que de Chiéddsraods, bon' dieu t choisis par vous , et prôciamés ttuanimemeiit, àlexeliasioB de toute espèce d'Instruction : Prévost d'Irai , Jornai^l , Bureau de La Malle , Saint-Martin , non pas tous gentilshommes. "Att^ vicomtes, aux chevaliers vous mêles de la roture. L'égalité académique n'eu sottfî&'e point, pourvu que run ne soit pas plus savant que l'antre, et la noblesse n'est pas de ri* gueur poiiT entrerai' Académie, Tigaoranoe bien prouvée surfit».

Cela est naturel , quoi qu'on en puisse dire» Dans une compagnie de gens faisant profession d'esprit ou de savoir, nul ne .v«iit près de soi un plus habile que soi , mais bien un plus noMie, un pkis riche; et généralement, xlao&les corps à talent, nulle distinction ne fhit ombrage, si ce n'est celle du talent. Un duc et pair honore l'Académie française

2a8 LETTBB

qni ne veut point de Boîlean, refuse Labruyère , fait attendre Voltaire, mais reçoit tout d*abord Chapelain et Conrad. De même nous voyons à l'Académie grecque le yicomte invité^ Coraî repoussé, lorsque Jonlard y entre comme dans un moulin.

Mais ce qu'il y a de plus merveilleux , c'est cette prudence' de l'Académie» qui, après la mort de Clavier et celle de Visconti , arrivées presque en même temps ; songe à réparer de telles pertes » et d'abord , afin de mieux choisir, dififère ses élections, prend du temps, remette tout à six mois; précaution remarquable et infiniment sage. Ce n'était pas une chose à faire sana réflexion , que de nommer des successeurs à deux hommes aussi savans, aussi célèbres que ceux-là. U y fallait regarder, élire entre les doctes, sans faira tort aux autres» les deux plus doctes; il fidiait contenter le public , montrer aux étrangers que tout savoir n'est pas mert chez nous avec Clavier et Visconti, maïs que le goût des arts antiques» Pétude de l'histoire et des langues, des monnmens de l'esprit humain vivent en France comme en Allemagne et en Angleterre. Tout cela demandaitq«'on y pensât mûrement. Vous y pensâtes six mois. Messieurs » et au bout de six mois , ayant suffisamment oonsi* déré , pesé le mérite, les droits de diacun des prétendans , à la fin vons nommez»..- Si -je le redisais, nulle gravité n'y tiendrait, et je n'écris pas pour fiiire rire. Vous savez bien qui vous nommâtes i la place de Visconti. Ce ne fut ni Coraï , ni moi , ni

A MESSIEURS DE l'aCADÉMIE. a^Q

^aucan de ceux qu'on oonnait pour avoir cultivé quelque genre de litéralure. Ce fut un noble, un vicomte , un gentilhomme de la chambre. Celui-là pourra dire qui l'emporte en bassesse de la cour ou de l'Académie , étant de Tune et de l'autre, question curieuse qui a paru , dans ces derniers temps, décidée en votre faveur. Messieurs, quand vous ne faisiez réellement que maintenir vos privilèges et conserver les avanUges acquis par vos prédécesseurs. Les Académies sont en possession de tout temps de remporter le prix de toute sorte de bassesses , et jamais cour ne proscrivit un abbé de Saint-Pierre , pour avoir parlé sous Louis XV unpeulibrementdeLouisXIV,ni ne s'avisa d'examiner laquelle des vertus du roi méritait les plus fades éloges.

Enfin voilà les hellénistes exclus de cette Académie dont ils ont fait toute la gloire, et où ils tenaient le premier rang; Coraî, La Rochetle, moi, Haase, Thurot , nous voilà cinq , si je compte bien, qui ne laissions guère d'espoir à d'autres que des gens de cour ou suivant la cqur. Ce n'est pas là , Messieurs , ce que craignit votre fondateur» le ministre Colbert. IL n'attacha point de traitement aux places de votre Académie , de peur y di' sent les mémoires du temps, que les courtisans n'y 'voulussent mettre leurs 'valets. Hélas! ils font bien pis, ils s'y mettent eux-mêmes , et après eux y mettent encore leurs protégés , valets, sans gages ; de sorte que tout le monde bientôt sera de T Académie , excepté les savans : comme on conte d'un a. 20

a3o LÈtTRÉ .

grand d autrefois i que toas lès gens de sa maisoif avaient des bénéfices , excepté raumôoicr.

Mais avant de proscrire le grec, y avez-vbus pensé, Messieurs ? Car enfin qne ferez-vous sans grecP voiiks-vous avec du chinois, une bible copte ou syriaque, voqs passer d*Homère et de Piatoo ? Quitteree-vious le Partiiénon pour ta pagode et Jagrenat, la Vénus de Praxitèle ponr les magota de Fp-bi-Can ? et que deviendront vos mémoires, quand au liea de Thistoiredes arts cbes ce peuple ingénieux, ils ne présenteront plus qne ' les iucarnatiofis de Visnou, la lé^nde des Fa- ' qulrs , ie rituel du Lamisnic , ou J'eanuyeux èuiletin des conqoéraos tartaras ? Non , je vois votre pensée ; Térudition , lés recbercbes sur les mœurs et les lois des peuples , l'étude des chefsnf oeuvre antiques et de cette chatoe de monumens qui remontent aux premiers âges , tom cela voiis détournait du but de votre în s ti talion. Colbert fonda l'Aca4émie des Inscriptions et Belles-Lettres pour fmm des devises atêx iapisseMs du roi ^ et en un besoin , je m*imagine , aax bonbons de la r^e. C'est la votre destination i laquelle vous voulez revenir et vous consacrer uniquement; c'est poitreela que vous renoncez au grec; pour cela, il laQtf avouer, le vicomte vaut mieux que Coraî.

D'ailleurs , à ie bien prendre , Messieurs , voo» ne ûâtes point tant de tort aaxsavana> Les savan» voudraient être seuls de l'Académie, et n*y souffrir que ceux qui entendent un peu U Uttin d\4 iUmpis. Gela chagrine , inquiète d'honnéles gêna

Page 1