‹ Pan, comédie satirique en trois actes, en proseChapitre 16 sur 84 · ACTE PKEMIF.R 3l · texte numérisé non relu

ACTE PKEMIF.R 3l

Ces fleurs rouges, Mes sœurs ?

LES TROIS GIPSIES

Parce qu'en toi Notre Roi

A choisi son épouse, Et que toutes les fleurs Vont s'ouvrir, cette nuit.

PANISKA

Je ne suis que son humble servante.

L'ABBÉ

Sacrilège ! Parodie !

UNE GIPSY, à Paniska.

Voici ta robe de fiancée,

0 sœur,

Nous l'avons de nos mains tissée

Avec des rayons de lune

Et des perles de rosée.

Pendant ce temps et la suite du dialogue, les jeunes filles enlèvent à Paniska la peau de panthère qui la recouvrait et jettent sur elle un voile diaphane et scintillant.

L'ABBÉ, se détournant.

C'est une profanation impie.

PIERRE

Silence !

L'ABBÉ

Et je vous dis que cela ne se passera pas ainsi.

PIERRE

Et moi je vous dis que si. Je ne sais ce qui vous prend, à vous et aux autres, de venir nous troubler au milieu de la nuit. Sortez !

L'ABBÉ

Damnez-vous, mais vous ne damnerez pas le troupeau,, je le jure par le Dieu vivant. Je suis, moi,, le pasteur des âmes et vous, le chien qui laisse pénétrer le loup dans le bercail. Aussi...

PIERRE

Silence ! Sortez !

PANISKA, revêtue de son voile, sous lequel elle apparaît cependant toute nue, et se prosternant devant Pan, qui s'est levé.

N'écoute pas, mon Dieu, les mauvaises paroles des hommes, mais pardonne-leur. Mon père et ma

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