ACTE PHF.MIER
mère t'ont offert le vin, le pain et le sel. Ils te donnent l'hospitalité sainte. Moi., je ne puis te donner que moi-même.
Malédiction sur vous,, pécheresse ! Ce sont les portes de l'enfer qui s'ouvrent devant vous.
PANISKA, se retournant brusquement vers Pan, qu'elle enlace comme pour le défendre.
Mon seul Dieu, le voici. Je ne crois qu'en lui. C'est à lui que mes sœurs m'ont menée pour être son épouse. Je suis à lui. Il est à moi. Allez ! vous et votre Dieu lui-même ne l'arracheront plus de mes bras.
Pan et Paniska, enlacés et presque confondus, ne formant plus qu'un groupe, se sont, pendant ces paroles, tournés vers la chambre, tandis qu'un rayon de lune tombe sur eux et leur indique le chemin en s'étendant sur les marches. Pan fait alors un geste indiquant ce chemin lumineux, et tous deux, gravissant les marches, disparaissent dans la clarté.
L'ABBÉ
O exsecrando daemon! Mais... vous ne craignez donc pas Dieu ici ! Paniska ! Sauvez-vous,, malheureuse ! (A Pierre et à Anne.) Mais sauvez donc votre fille !
PIERRE et ANNE
Paniska ! Paniska !
L'ABBÉ
Elle est perdue !
PIERRE et ANNE
Paniska ! Paniska !
L'ABBÉ
Elle est damnée. Vous l'avez livrée au démon.
PIERRE et ANNE
Paniska !
L'ABBÉ
Il est trop tard. Vous êtes perdus tous. Il est trop tard. Malheur à vous !
L'abbé sort violemment en laissant la porte large ouverte. Le choeur s'agenouille. Pierre et Anne, qui ont fait un pas vers la chambre, s'arrêtent et humblement courbent la tête.
On entend sonner les cloches de l'église. Par la porte ouverte, le jardin apparaît luxuriant et tout étincelant.
PIERRE
Ne troublons pas leur amour merveilleux.