ACTE DEUXIÈME
naissons pas encore la cause, et que nous attribuons au surnaturel.
L'ABBÉ, méprisant.
Des phrases d'instituteur !
L'INSTITUTEUR, véhément.
La nature seule est divine !
Mouvement de désapprobation.
L'ABBÉ
Irez-vous jusqu'à nier l'existence de l'inculpé? Je l'ai vu, et les témoins aussi.
Eh bien, oui, je la nie !
TOUS
Allons donc î
LE SACRISTAIN, se levant, et d'un air furieux.
Je l'ai vu aussi., moi, j'étais là.
L'INSTITUTEUR
Je la nie. Ce n'est qu'un phénomène naturel.
L'ABBÉ
Ce n'est pas sérieux. Il suffît d'y aller voir de vos yeux.
L'INSTITUTEUR
Le témoignage des sens est trompeur.
L'ABBÉ
Si c'est là la morale que vous enseignez aux enfants !
LE BOURGMESTRE
Messieurs, du calme.
Le sacristain se rassied. Egalement l'instituteur qui, dès ce moment, affecte de se désintéresser des débats.
Pan est le dieu des athées.
LE CAPUCIN
C'est une erreur absolue et une hérésie de prétendre que Pan n'a jamais existé et n'existe plus. Il existe toujours., et j'y crois.
LE CURÉ, étonné.
Vous y croyez ?