‹ Pan, comédie satirique en trois actes, en proseChapitre 46 sur 84 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

LE BOURGMESTRE

Les lois doivent être respectées.

L'INSTITUTEUR

Sinon c'est l'anarchie. Et quel scandale !

LE BOURGMESTRE

Tâchons de faire le silence sur tout cela. D'ailleurs, s'il n'entre pas, je propose de le laisser en paix. Ne nous compromettons pas.

L'ABBÉ

Mais c'est le miracle qui est un scandale !

LE BOURGMESTRE

Ah ! s'il voulait s'abstenir de faire des miracles Il faudrait le lui demander. Je suis prêta... Après tout, on ne croit plus au démon. Personne ne l'aurait pris au sérieux, et on aurait pu le tolérer... Ah ! quelle misère ! (A Pierre.) Ou'aviez-vous à le loger chez vous ? Dans notre commune si paisible! De quel crime vous êtes-vous bien rendu coupable pour que le ciel vous châtie ainsi, et nous tous avec vous ?

PIERRE, prolestant.

D'aucun. Ma conscience est pure.

LE SUISSE, rentrant.

Il n'y entre pas non plus !

TOUS, se levant.

Il n'y entre pas non plus !

LE BOURGMESTRE, se laissant retomber sur son siège.

Miséricorde !

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