Chevauchées
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diplomatique, l'entente des affaires, l'eiilrain de Wyse, qui lui ont l'ait terminer en sîï semaines une pareille négocialion? Quel [ernpèrainent! que du force et de sagesse à la fois !
Les instructions que m'avait remises M. Wyse en parlant pour Buenaventura et Saiila Fé de Bogota me prescrivaient de faire les études préliminaires d'un tracé empruntant, sur le versant de l'Atlantique la vallée du Chagres et celle de l'uu quelconque de ses tributaires, el, sur celui du Padfique, la dépression occupée par le Rio Grande qui débouche près de Panama, ou l'une de celles que parcourent les rivières Bernardina, Cape, Aguacale, Congo, tous affluents duBioCaîmito. Elles me laissaient toute latitude pour l'ordre dans lequel il me conviendrait d'opérer ces recherches.
L'exploration la plus importante était sans contredit celle de la ligne Chagres et Rio Grande, qui utilise les vallées les plus basses et longe la voie ferrée de Colon â Panama dont te voisinage aiderait singulièrement à la rapidité des travaux. Gràco à l'obligeance de M. Mozley, surintendant du chemin de fer de Panama, nous reçûmes communication des plans mêmes de cette ligne : mine précieuse de renseignements où nous trouvâmes bien des chiffres, bien des détails dont nous n'eûmes plus à nous occuper.
Le 4 mars, noire plan de campagne était fail. Nous décidâmes que M. de Lacharme resterait à Panama pour achever l'étude approfondie des plans mis à notre disposition par la Compagnie de Colon à Panama,
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Undis que M. Sosa et moi nous opérerions sur \e terrain dans la région du Caîmîlo. Puis, dès que H- de Lacharme aurait terminé son travail, nous étudierions la ligne Chagres et Rio Grande : après quoi, si toutefois ia saison des pluies nous eu laissait le temps, nous achèterions l'eiiploraliOD du bassin du Caimito et des vallées qui lui eorrespondent sur l'autre versant de la Cordillère.
Mais on n'est pas le maître de ses desseins. Ce jour-là. par malheur, comme je chevauchais vers la quebrada de MatasniUos, de l'autre côté de la savane de Panama, but de promenade presque journalière des Panameûos (car c'est à peu près le seul endroit des environs où l'on puisse prendre des bains agréa- Ijjlles), il m'arriva un petit accident de cheval qui me H^oua siu- mon lit.
C'est pourquoi M. Sosa quitta sans moi Panama le 5 mars. Dans l'après-midi il abordait à l'embouchure du Caimito, au lieu dit Puerto de la Chorrera; le même soir il se rendait à la Chorrera pour y engager un guide et des porteurs; dès le lendemain, il était à l'œuvre, et avec une patience, un dévouement que je ne puis trop louer, il menait de front les opérations au tachéomètre et au niveau à bulle d'air, faisait les croquis et dirigeait la trocha.
Son point de départ fut l'endroit où s'arrêtent les hautes mers dans te rio Bernardino. Comme il est fort difTicile, pour ne pas dire impossible, de suivre le lit du torrent, profond et encaissé, M. Sosa remonta la vallée par les savanes immenses qui couvrent le pays. L'herbe y est complètement sèche dans cette saison. Pour la faire repousser avec vigueur au corn-
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inenceiiient des pluies, autant i|ue pour aiTÉtur les empiétements de la forêt, les propriétaires y luetlent le feu, et, en quelques heures, la flamme dévore tous
les cbaumes sur plusieurs kilomètres carrés. L'incendie vole si rapidement à travers les liges «courtes et jCl^irsemées, qu'il n'a pas Ii; temps de s'allaquer aux