MALI SS A K D
Je me sens déjà tout gaillard.
J’ai mis dans le wagon ma tête à la portière
Et j'ai bu l’air des champs. — Oh! le joli brouillard!
Il tombait sur mon front comme d’une gouttière.
Allant poser son chapeau sur une chaise au fond.
Mais parlons du jardin. Que font les artichauts?
Comment vont les choux-fleurs?
PANAZOL.
Eh ! t-l) !
SCÈNK liUATKIÈME
MALISSARD.
Les nuits sont fraîches.
GEORGETTE
Papa !
MALISSARD, sans l’écouter, à Pauazol.
Mais les jours sont chauds.
Aurons-nous des pêches?
PANÀZOL.
Eh ! eli ! eh ! eh !
MALISSARD.
Tant mieux. — Que disent les raisins?
'panazol.
Eub ! euh !
MAI.ISSARl), avec cou viction
Meici, merci.
GEORGETTE
Papa!
MALISSARD.
Bonjour, ma fille!
PA A A ZOL , à part, de pins en plus étonné.
Il est doux comme une anguille.
Saint-Chinon, qui cherchait à saluer Malissard depuis le commencement île la scène, s’avance vers lui. *
* MALISSARD, qtü ne l’avait pas vu.
Monsieur?...
P A N A Z OL, le présentant.
De Saint-Chinon, un de nos bons voisins.
Votre main, s’il vous plaît. Les voisins de mon gendre Sont mes voisins.
SAINT-CHINON
Monsieur...
* Panazor, Saint-Chinon, Malissard, (iouriçClte .
PAN AZüL
MALISSARD, montrant Panazol.
Vous le voyez souvent?
Quel homme, n’est-ce pas?
SÀ1NT-CHIN0N, avec enthousiasme.
Oh !
MALISSARD.
J’aime à vous entendre.
Mari parfait !
GEORGETTE, avec énergio.
Mais non.
MALISSARD.
Horticulteur savant!
SAIN T-CHI NON
Une merveille!
MALISSARD.
Un chef-d’œuvre!
Cher et bon Panazol !
A part.
Il est plus laid qu’avant.
Il tient un peu de la couleuvre.
Si je pouvais le battre sans remords!
Avec conviction.
Oui... mais j’ai de si grands torts!
Haut.
Il ne me parle pas de sa cloche modèle !
PANAZOL, touché, allant à lui.
Vous savez?
MALISSARD, lui prenant les mains.
Si je sais !
Avec effusion.
Allons voir vos melons.
* PANAZOL.
Ab bah!