‹ Panazol, comédie en 1 acte, en versChapitre 20 sur 28 · GEORGETTE, SAINT-CHINON · texte numérisé non relu

GEORGETTE, SAINT-CHINON

GEORGETTE

Tout m’abandonne.

SAINT-CHINON, s’appuyant sur le dos du fauteuil.

Il vous reste quelqu’un !

GEORGETTE

Personne.

SAINT-CHINON, passant en face d’elle, do l’autre côté de la table. *

Vous Clerez ici des jours tissés d’azur ;

Vous ne trouverez pas d’existence plus belle;

Et si jamais monsieur Panazol se rebelle,

Appelez-le tout bas : « Arthur! »

GEORGETTE, vivement .

C’est lui!

Saint-Chinon, Goorgette.

28 PANAZOL

S A 1 N T-C III NON, d'un ton hypocrite.

Je n’ai rien dit.

GEORGETTE, se levant, avec joie.

L'Arthur qu’on se dispute, C’est lui! Les compliments de Coco sont pour lui !

A Saiut-Chinon.

Ramenez-moi mon père.

SAIXT-CHINON.

Oh ! non.

GEORGETTE

A la minute.

Jamais.

SAINT -CH INOX.

GEORGETTE, avec coquetterie.

Je vous en prie.

SAIXT-CHINON.

Alors, je m’exécute.

Il sort.

GEORGETTE

Comme tout s’explique aujourd’hui !

Allant reprendre la lettre dans le buvard. |

Il avait peur de Dorothée,

Une formidable effrontée !

Il a fui.

Il s’est épris de la nature.

Il fait semblant d’aimer l’horticulture,

Et Paris n’est plus à son goût.

Non. — Paris est trop près de Sèvres, — voilà tout.

Ah! monsieur Panazol avait une aventure !

Elle reste , triomphante , è gauche, pendant que Malissard entre par le fond.

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