‹ Panazol, comédie en 1 acte, en versChapitre 21 sur 28 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

GEORGETTE, MALISSARD.

MALISSARD, entrant.

Les dégâts sont effacés ;

Nous nous sommes embrassés.

Je boirai jusqu’au bout la coupe d’amertume.

11 tousse.

Voilà le soleil qui m’enrhume.

Quel pays! quel pays!

Georgette va à lui et lui remet, ÿun air solennel, la lettre de Dorothée •

GEORGETTE

Lisez, lisez, lisez!

MALISSARD, étonné.

Arthur!

GEORGETTE

Diminutif d’Ernest.

MALISSARD.

Bah !

GEORGETTE

Oui, mon père.

Tirant de sa poche une photographie et la lui donnant.

Et Coco...

MALISSARD.

Bah !

GEORGETTE

Blon J, fade et les cheveux frisés.

Et vous ne voulez pas que cela m’exaspère!

* Georgctte, Malisanrd.

X’ ANAZOL

MALISS A RD, gaiement.

Si, si, si.

GEORCETTB.

Vous êtes joyeux?

MA LISSA KD.

Nous avons son secret.

GEOKGRTTE.

C’est un monstre.

MAL1SSARD.

Tant mieux.

Ernest avait un fils clandestin ! Ah ! le traître !

GEORGETTE

Voulez-vous m’exposer à de pareils affronts?

MA LISSA RD, avec joie.

Je toucherai son cœur et nous nous comprendrons.

GEORGETTE

Vous en riez?

MAL1SSARD.

J’en ris peut-être ;

Mais je vais prendre un autre ton .

A part

Il se permet un rejeton!

GEORGETTE

C’est très-gai.

M ALISSARD, se dirigeant vers le guéridon.

J’ai mon idée.

GEORGETTE

Oh ! j’ai la mienne aussi, je pars.

M A L 1 S S A R I) , In retenant.

Georgette !

GEORGETTE

J’y suis décidée.

M ALISSARD.

On doit à son mari des égards.

->CÈNE HUITIÈME Mi

GEO KG EXTE.

Des égards !

Je crois qu’une pareille offense Et ces missives à fracas Me mettent en cas De légitime défense.

Maltas&rdy «ans l'écouter, s’est assis devant le guéridon et écrit.

M A L ISS A R D , écrivant.

Comme il sera surpris! comme il sein content!

GEORGETTE, étonnée.

Qu’écrivez-vous ?

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