HAUSSA. RD
Joli, je le suppose.
Cela m’émeut déjà. Panazol, je me vois Berçant du geste et de la voix Un chérubin blond et rose;
Je vois mon héritier, la paupière mi-close,
Tirant ma barbe avec ses petits doigts.
PANAZOL.
Il m'exaspère avec sa pantomime.
Vous attendez un fils?
Tout à fait légitime.
Vous l’avouez?
MALISSARD.
Est-ce un crime?
PANAZOL, furieux, en passant (lovant lui. *
Cela ne se fait pas, cela n’est pas permis.
MALISSARD.
Je n’ai rien promis.
PANAZOL.
J’ai pris ma femme unique, on me la doit unique. MALISSARD.
Monsieur !
PANAZOL.
C’est une trahison,
Une fraude après livraison.
MALISSARD.
Vous voulez donc que j'abdique?
PANAZOL.
Eh ! mais...
MALISSARD.
Je m’attendais à cet aimable accueil.
* MalissanJ, Panaz.il.
PANAZOL
Oui, je vais être père et j’en ai quelque orgueil :
Il ne me déplaît pas d’humilier mon gendre.
Vous verrez mon bonheur s’épandre.
Je me livre au plus doux émoi ;
Je me contemple et je m’admire;
Je ne cache pas mon fils, moi!
PANAZOL, inquiet.
Q ’.e voulez-vous dire?
MALISS ARD.
Ah ! vous le prenez de moins haut,
Et la cuirasse a son petit défaut.
Vous n’avez pas toujours cultivé les légumes;
Les buissons de Faphos ont gardé de vos plumes; Vous étiez fort émancipé.
Je vous croyais l’âme béate D’un respectable bureaucrate;
Mais votre cœur était légèrement fripé.
Vous m’avez trompé.
En quoi, monsieur ?
M ALISSAHD.
En tout.
PANAZOL.
Trêve d’impertinences.
Je suis en règle avec les convenances.
MALISSARD.
El Coco?
PANAZOL, un instant embarrassé.
Coco jeune !.. .
Avec aplomb.
Il est en règle aussi.
MALISSARD.
Ilein? Comment?
PANAZOL.
Il n’est pas près de moi, Dieu merci.