‹ Panazol, comédie en 1 acte, en versChapitre 7 sur 28 · PANA ZOL · texte numérisé non relu

PANA ZOL

Il va me rendre fou.

Il m’impose Paris de janvier en décembre;

Il me permet la campagne à Chatou,

Saiut-Chiuou , Panazol.

F A NAZOL

La villégiatuie en chambre,

Avec des serres d’acajou.

Il ne distingue pas une fleur d’un légume,

Il ne veut pas qu’on marche, il ne veut pas qu’on fume. SAINT -C BINON.

Vous fera-t-il abandonner Soissons?

PA NAZOL, avec énergie.

Non, certes, pas une minute.

Je me prépare à la lutte;

Mais je me sens quelques frissons.

SAINT-CHINON, se levant.

Vous faiblirez.

PANAZOL.

Jamais. — Je suis tenace.

Monsieur Malissard est brutal ;

Il me reprochera d’avoir quitté ma place.

Il dira : c’est affreux. — Je dirai : c’est légal.

Oui, j’étais chef au ministère.

Mais pourquoi le taire?

Chacun a ses goûts :

Les miens ne sont pas grandioses.

Je suis né pour cueillir des roses Et planter des choux.

- C'était là mon rêve.

J’attendais qu’une fille d’Eve M’apportât trois cent mille francs.

Ni plus ni moins. — C’était mathématique.

Je la voulais unique. — Oh ! avant tout, unique.

Je la découvre ; je la prends.

C’est ma femme : elle est jeune et belle,

Elle a de l’esprit comptant Et de grands yeux de gazelle ;

Je n’en demandais pas tant.

Heureux comme un prince,

Je quittai Paris,

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