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et à l’épigastre : sensations passagères de piqûre et quelques pesanteurs, sans rapport avec l’ingestion alimentaire. Ces malaises surviennent d’ailleurs par périodes et alors le malade reprendrait à ces moments un teint un peu plus jaune, sans qu’il soit cependant permis de parler de subictère. Les selles restent parfaitement colorées, son appétit est bon. Il a repris les 12 kilos qu’il avait perdu. Guérison maintenue à la fin d'avril 1925.
Examen radiologique le 3 mars 1925 (D' Beaupère).
1° Radioscopie debout : Présence de liquide à jeun, neuf heures après un léger repas. Après remplissage par la bouillie barytée on constate l’apparition de rares contractions au niveau de l’antre pylorique, mais qui restent le plus souvent inefficaces.
2° Radioscopie couchée : l’antre pylorique présente une image en cupule à sa partie supérieure, avec deux cornes latérales assez nettes.
3° Un nouvel examen pratiqué debout montre la persistance de cette image qui manquait lors de la première radioscopie.
4° Les radiographies faites debout et en décubitus montrent une dépression en cupule de l’antre pylorique surmontée de deux bulles d’air.
En résumé, bouche anastomotique perméable probablement large. Paresse de l’évacuation. Liquide à jeun dans l’estomac.
Os. 107, M. le D' Core, 1924 (2), 1925 (4).
Femme de trente-trois ans : Personnellement, elle s’est toujours bien portéé jusqu’à 28 ans. À ce moment-là, elle eut pour la première fois des crises douloureuses dans lhypocondre droit; celles-ci survenaient surtout le matin, durant un quart d’heure environ; elles ne se sont jamais accompagnées de fièvre ou d’ictère.
En janvier 1919, fièvre typhoïde avec rechute compliquée de phlébite. Au mois de mars, la guérison semble complète, mais dans la convalescence, la malade accuse des douleurs vagues dans la région vésiculaire. En juillet 1920 apparaissent des douleurs qui, cette fois, siègent surtout dans la
région lombaire et s’accompagnent de douleurs à la miction. L'examen pratiqué à ce moment par M. Thévenot reste, d’ailleurs, complètement négatif. Pendant trois mois, la santé se rétablit, mais en octobre, la malade souffre d’une nouvelle crise vésiculaire, plus violente que les précédentes, qui s’accompagne de fièvre à 40° et d’ictère. Cette crise cesse le len* demain, mais elle est bientôt suivie d’une autre. En novembre, la malade a encore trois crises sans températures et ictère. A l’examen, le foie n’est pas augmenté de volume et on constate seulement un peu de douleur à la palpation profonde de la région vésiculaire. M. Savy, qui suit la malade depuis longtemps déjà, pense à un calcul du cholédoque et m'envoie la malade pour l’opérer.
Première intervention, le 28 novembre 1920. L’abdomen ouvert, on voit que la vésicule est petite, rétractée, mais non altérée. Les voies biliaires principales semblent normales; elles ne sont ni épaissies, ni enflammées et la palpation la plus minutieuse ne montre aucun calcul. Le foie paraît seulement un peu dur et légèrement sclérosé. Dans ces conditions, on renonce à drainer les voies biliaires ou à enlever la vésicule et on referme l’abdomen.
Suites opératoires. — Mais pendant sa convalesnce, même à l’hôpital, la malade reprend des crises douloureuses dans le côté. Au mois de juillet suivant, elle fait une saison à Vi-. chy. Malgré cela, en septembre 1921, elle a de nouvelles crises avec vomissements, mais sans ictère. Jusqu'en juin 1922, les crises sont assez fréquentes; puis, de juin à décembre, elles deviennent beaucoup plus rares. Cet état se prolonge ainsi jusqu'en mai 1923. Enfin, à partir de ce moment, les troubles sont tels qu’en juillet la malade demande à être réopérée. Tout récemment, elle a eu à nouveau une crise avec un léger ictère. L'examen, pratiqué à ce moment, est resté complètement négatif. La température du soir est toujours à 37°8 ou 38°. Il n’y a jamais eu de grands accès. fébriles, ni de jaunisse franche. Néanmoins on pense qu’il s’agit d’un calcul du cholédoque laissé lors de la première
intervention.
Deuxième intervention, le 26 juillet 1923. À l’ouverture du ventre, on trouve, comme la première fois, la vésicule rétrac-