‹ Pancréatites chroniques avec ictère: Causes, diagnostic et traitement; Valeur et résultats éloignés de la cholécystogastrostomieChapitre 70 sur 81 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

E — Sous l'expression anatomique « pancréatite chronique », sont groupés des faits, cliniquement les plus divers, au milieu desquels s’isole un syndrome nettement chirurgical, caractérisé par l’existence d’un ictère chronique ayant sa seule origine dans la lésion inflammatoire du pancréas.

II. — Le cholédoque est seulement comprimé par la tumeur inflammatoire et ne présente qu’exceptionnellement des lésions intrinsèques. Il retrouvera sa perméabilité avec la résolution de la tumeur.

III. — La lésion du pancréas est une inflammation interstitielle retentissant au minimum sur le parenchyme glandulaire, se traduisant donc par un déficit fonctionnel très restreint.

IV. — Deux causes sont bien connues: les cholécystites chroniques propagées par voie lymphatique, et la syphilis, dont l’image histologique peut parfois si-

muler le néoplasme.

V. — Crises douloureuses épigastriques et lombaires, amaigrissement, ictère sont les symptômes généralement rencontrés. Le diagnostic clinique est impossible, et c’est l'hypothèse de calcul du cholédoque qui doit être admise. L’exploration chirurgicale devra donner la certitude qu’il n’y a ni calcul enclavé, ni lésion de l’ampoule de Vater et aboutira au diagnostic de cancer. Cette contradiction entre les données cliniques et celles de l’exploration est caractéristique et fera souvent admettre la DIODES de la pancréatite chronique.

VI. — Le traitement est réalisé par un drainage biliaire, qui lève la rétention cholédocienne et guérit la pancréatite. |

L'opération de Kehr est la plus efficace des interventions dirigées contre la pancréatite .chronique avec ictère. Ses dangers lui font préférer une Opération vésiculaire : cholécystostomie ou cholécystogastrostomie, lorsque l’une d’elles est possible.

VII. — L'étude physiologique des bouches de cholécystogastrostomie montre que les résultats fonctionnels de cette opération sont parfaits, et qu’elle doit être considérée. comme la meilleure. des anastomoses biliaires. Mais la possibilité de divers modes de fonctionnement de l’anastomose ne permet pas de l'utiliser de façon certaine dans un but de drainage. | La cholécystogastrostomie doit rester une opération de dérivation biliaire et n’avoir donc que des indications limitées, dans le traitement des pancréatites chroniques avec ictère.

VIII. — Une large place doit être faite à la cholécystostomie, entre l’opération de Kehr et l’anastomose ; elle guérit, le plus souvent, la lésion inflammatoire du pancréas de façon définitive et avec un minimum de risque ; elle permet de surveiller étroitement l'évolution des formes rebelles et de leur opposer le

Sur

traitement approprié.

IX. — En l'absence d’une biopsie, le diagnostic opératoire de pancréatite chronique avec ictère doit être confirmé par l’un des critères suivants :

a) Guérison survenant à la suite d’une intervention ne dérivant pas le cours de la bhile.

b) Persistance de la guérison après fermeture d’une cholécystostomie. |

c) Guérison maintenue un an et demi après Ia création d’une anatomose.

d) Démonstration de la résolution de la tumeur et, en particulier, preuve du non-fonctionnement de la

bouche anastomotique.

Le PRÉSIDENT DE LA THÈSE, Vu : L. BÉRARD Le Doyen, Jean LÉPINE.

Vu et permis d'imprimer :

Lyon, le 8 mai 1925 Le Recreur, PRÉSIDENT Du ConsEIZ DE L'ÜNIVERSITÉ,

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