‹ Pancréatites non biliairesChapitre 18 sur 29 · OBSERVATION VII (MAYO-ROBSON · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII (MAYO-ROBSON

Femme de 51 ans. Rien à signaler dans les antécédents, si ce n’est une dyspepsie depuis deux ou trois ans. Depuis neuf mois elle a dû suivre un traitement soutenu pour des maux d'estomac. L'examen fait en août 1889 ne révèle cependant rien en dehors d’une sensation douloureuse au niveau du pylore. Le 28, la malade commence à avoir des crises douloureuses ressemblant à des coliques hépatiques, elle maigrit de plus en plus et les douleurs persistent plus ou moins longtemps. Elle finit par avoir des vomissements et les douleurs sont telles qu'un examen approfondi devient impossible. L'ictère apparu au moment des premières crises n'avait pas persisté, il reparut en novembre et restait d'une teinte moyenne.

Opération. — Sous chloroforme, laparotomie exploratrice : on peut sentir une tumeur dure, arrondie et irrégulière située entre l'ombilic et le rebord costal. L'estomac fortement dilaté a contracté des adhérences étendues avec le foie, la vésicule biliaire est en bon état. La masse derrière le duodénum paraît si nettement cancéreuse que l’on renonce à l'opération et on émet un pronostic des plus graves.

Dans l'espace-de quinze jours, la teinte ictérique avait disparu, l'appétit est revenu et la malade a pu rentrer chez elle au bout de trois semaines, se sentant beaucoup mieux. Revue le 15 mars 1900, elle avait repris de l'embonpoïnt, mangeait de tout et ne se plaignait plus de rien. LA tumeur pancréatique avait fortement diminué.

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