‹ Pancréatites non biliairesChapitre 6 sur 29 · ÉTUDE CLINIQUE SYMPTOMES - COMPLICATIONS · texte numérisé non relu

ÉTUDE CLINIQUE SYMPTOMES - COMPLICATIONS

La situation profonde du pancréas, son exploration physique difficile, les caractères encore mal connus du déficit pancréatique suppléé parfois par d’autres glandes digestives, contribuent pour une grande part à la difficulté d’une étude clinique d'ensemble. |

Le début de l'affection passe généralement inaperçu, la pancréatite chronique se caractérisant par une allure lente et insidieuse. La douleur sourde et sans caractères du début est constituée plutôt par une sensation de pesanteur et de gène, accompagnée de troubles digestifs, d’aigreurs, d’anémie, de dégoût électif pour certains aliments tels que la viande et les graisses. Cette sensation de pesanteur douloureuse peut aller progressivement en augmentant pour dvenir constante et prendre le caractère d'une douleur vive circonscrite à l’épigastre, susceptible de présenter des paroxysmes, particulièrement deux à trois heures après le repas.

D'autres fois, le début est marqué par l'apparition d’une douleur très vive à localisation abdominale brusque, et on assiste alors à un véritable syndrome douloureux de l’abdomen mis sur le compte d’une colique hépatique, d’un ulcère gastrique ou duodénal. Ce syndrome abdominal

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s'accompagne presque toujours de vomissements et égare souvent le diagnostic.

Cliniquement, la pancréatite chronique évolue avec des douleurs, des vomissements, des troubles digestifs, et peut s'accompagner à un moment donné de tuméfaction épigastrique et d’un peu d'ictère. L'amaigrissement et l'insuffisance pancréatique créés par le déficit glandulaire sont variables avec le degré de la sclérose.

Certains points de la symptomatologie retiendront notre attention. La pancréatite non biliaire, affection autonome évoluant sans être accompagnée d'angiocholécystite, est marquée par des troubles digestifs intenses à cause d’un déficit glandulaire très prononcé ; les symptômes intestinaux sont très accusés, les vomissements sont fréquents, les douleurs très vives au creux épigastrique. L'ictère est plutôt rare ou peu prononcé, ce qui est compatible avec le fait de la localisation fréquente de la pancréatite au niveau de l’isthme, du corps ou de la queue.

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