‹ Panégyrique du révérend Edouard Crevier, V.G. [microforme]Chapitre 3 sur 16 · MESSIRE EDOUARD CREVIER, V.-G · texte numérisé non relu

MESSIRE EDOUARD CREVIER, V.-G

Monsieur le Supérieur, Mesdames et Messieurs,

Chers anciens condisciples,

Il y a vingt ans, dans une circonstance analogue, à pareille époque, à la même heure, dans cette même enc

einte, et à cette même tribune, vous m'auriez demandé des joies, des rires et des

chants ; aujourd'hui, je ne sais quelle tristesse envahit cette salle, et M. le Supérieur, en exigeant de moi un souvenir, vous m'imposez des larmes. La joie est l'expression momentanée du bonheur ; elle peut s’improviser quelquefois : la douleur s'impose toujours.

Vos regards inquiets m'interrogent ; et je lis, sur vos traits assombris, que quelque chose, ou plutôt, que quel cette occasion.

Qui attendez-vous donc? La mort a-t-elle jamais rendu ses victimes ? Hélas ! il est vrai, dans de semblables solennités, pendant un quart de siècle, la place d'un vieillard vénéré était là, dev au centre de cette ceinture d'amis qui m’environnent.

qu'un vous manque en

ant moi,

Toujours un auditoire sympathique attendait, avec une fébrile im-

patience, un mot d'encouragement de sa bouche éloquente qui ne

s'ouvrait jamais que pour bénir : pour encourager, pour répandre des consolations autour de lui, pour faire aimer le vrai,

le bien et le beau.

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