CE QU'ON ÉCRIT AUX ACTRICES
A mademoiselle Florine Diard, première chanteuse, à l'Académie (..,)ale de musique.
Mademoiselle,
Permettez-moi de m'annoncer moi-même, comme quelqu'un qui ne trouverait personne dans Tantichambre. Le hasard m'a donné un grand nom, dont je fais le moins d'étalage possible, et une fortime qui me permet quelquefois d'écouter les inspirations de mo» cœur. Cela
établi, j'ose espérer que vous voudrez bien m'épargner les banalités d'une déclaration en règle. Mon assiduité dans ma loge les soirs où vous chantez a été remarquée de tout le monde, excepté de vous, peut-être.
J'aspire à vous présenter mes hommages de plus près; dans cette intention, j'ai cru' de notre dignité commune de supprimer les intermédiaires. Je suis habitué à agir directement.
Veuillez, mademoiselle, mettre sur le compte de ma nationalité étrangère l'extrême liberté que je prends, et laissez-moi solliciter une réponse de laquelle dépend la joie ou la tristesse du plus respectueux de vos serviteurs.
Prince Kouchavek.
A mademoiselle Herdlizka, sujet de la danse ,
àVOpéra.
Ma chère Jeannette,
C'est encore ton vieux père qui t'écrit en s'adressant à ton cœur si généreux, pour te demander un nouveau secours.
Je sais bien, ma chère fille, que tu peux me répondre que tu m'as déjà avancé le mois pro^