‹ Panorama d'Alger, peintChapitre 1 sur 2 · PRÈS LA RUE LANCRI · texte numérisé non relu

PRÈS LA RUE LANCRI

IMPRIMERIE SELLIGUE,

RÜE MONTMARTRE, l3l.

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Alger est dès longtemps célèbre. Pendant quatre siècles son nom retentit profondément dans tous les états de la chrétienté, contre lesquels elle entretenait cette guerre longue et cruelle , que Ferdinand, Cliarles-Quint et Louis XIV ne purent faire cesser, et que la France du dix-neuvième siècle termina dans une lutte de quelques jours.

Les vicissitudes d’Alger furent nombreuses et terribles ; fautil les rappeler ici? Faut-il dire la puissante ville de la Mauritanie, la ville de Juba, subissant le [nom d’Auguste et devenant Jol ou Julia Cœsaria^ Julia conquise et ravagée par les Arabes et les Sarrasins, perdant sa dénomination romaine pour s’appeler Al Djézair Al Djézair , tremblant au bruit

des exploits de Pierre Navarre et se donnant au brave maure Seîim Eu terni , chef des Arabes de la Mitidja j puis subissant le joug de Ferdinand d’Espagne, qu’ellesecoua bientôt pour tomber sous celui du célèbre Hariadan Barberousse à qui succéda, comme roi , Chéridin son frère ; Alger, attaqué par Doria et l’empereur Charles, par Duquesne et les autres amiraux de Louis XrV^ Alger, fièrè de l’espèce d’inviolabilité que sa résistance séculaire lui^ acquis, bombardé par lofd Exmouth, et se parant , encore après , du nom de Cité guerrièi^e , parce que l’anglais n’a pas arboré son pavillon sur la Quassâba ^ mais, soumis enfin à là France , et devenant une ville européenne? Ce n’est pas ici le lieu de faire de l’histoire^ et si nous rappelons l’a gloire et les malheurs d’Alger, c’est commë en présence du portrait d’un homme illustre , oii’ énUmète ses titres à l’admiration dë tous et à'ià favehr du pëintre.

M. Langlois ne pense pas avoir besoin de se justifier du choix qu’il a fait d’Alger pour sujet de son second panorama. L’expédition de i83o a jeté trop d’éclat sur notre armée , la conquête de la régence d’Hussein-Dey a trop occupé l’Europe, sa possession nous est trop importante, Alger est un ville trop pittoresque, pour que quelqu’un puisse s’étonner de voir un vieux soldat qui a fait la campagne d’Afrique avec ses jeunes camarades, un officier, citoyen et artiste , s’appliquer à reproduire la physionomie de la ville turque, à laquelle tant d’intérêts se rattachent, physionomie originale s’il en fût, type curieux des éités blanches et éclatantes de la côte de barbarie.

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