AQUEDUCS DES ROMAINS
Le besoin urgent de pourvoir les habitants de la montagne de Fourvières des eaux indispensables à une grande population, détermina le gouvernement de Rome , ou plutôt les magistrats qu’il avait établis h Lyon, à faire soigneusement rechercher les sources qui avoisinaient la ville , pour les conduire sur les points où elles étaient nécessaires.
Ainsi les eaux du Mont-d’Or paraissent avoir été recueillies les premières. Il ne reste plus de l’aqueduc qui les transmettait h la hauteur de Saint-Just, que deux ruines : l’une, dans le fond du vallon d’Écully , composée des débris de plusieurs arcs : et l’autre, à la
hauteur des Massus. On reconnaît encore à cette dernière partie la place qu’occupait le réservoir de fuite, et la rampe sur laquelle les syphons renversés reposaient. On a trouvé des traces de ce canal à Saint -Rornaiude-Couzon. *
Lorsqu’il fut prouvé que cet aqueduc était insuffisant, ou dirigea les recherches d’un autre côté, et alors fut établi un second aqueduc souterrain , qui dérivait h quelques lieues au dessus de Lyon les eaux de la Brevenne •, on en voit encore des vestiges à Courzieu, h Pollionnay et à Montromant.
Le troisième aqueduc , attribué à l’empereur Claude, recueillait les eaux du Janon et du Langonan, au dessous du mont Pilât, il les amenait , à travers bien des obstacles , sur le point le plus élevé de la ville, d’où elles étaient distribuées par beaucoup de tuyaux dans une infinité de réservoirs. La solidité de cet ouvrage , la perfection du travail, la longueur et les difficultés de l’entreprise étonnent tous ceux qui vont en examiner les précieux restes. L’étendue de celui-ci , à
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cause de ses circuits, était de treize lieues, h partir de sa naissance près de Saint -Chamond jusqu’à Lyon. Il se partageait , au dessous de Saint-Irénée , en trois branches , dont, chacune avait une direction particulière. C’est de là, qu’un territoire près de Saint-Just a pris le nom de Trion , qu’il porte encore.
On trouve des débris de cet aqueduc au dessus de Fourvières , à Saint-Irénée , à Biaunant, àChaponost, à Brignais, à Soucieu, à Mornant , à Saint-Maurice-sur-Dargoire , a Saint -Genis- Terre -Noire, à Chaignon et à la Petite -Varizelle. Quelques étrangers vont souvent visiter le pont-aqueduc de Biaunant, et la ligne des arcs de Chaponost . mais ils négligent le pont-aqueduc sur le Garon , à Brignais, qui cependant mérite de fixer l’attention des connaisseurs par la hauteur et la hardiesse de ses arcades.