HÔTEL DE LA PREFECTURE
La Préfecture est placée depuis 1 8 r 8 dans les bâtiments qui servaient autrefois de couvent aux religieux de Saint-Dominique , et qui après la révolution ont servi à une succursale du Lycée. L’église, qui était dans un état complet de dégradation, a été démolie et les bâtiments réparés sous la direction de M. Chenavar , architecte. L'hôtel maintenant est composé d’un grand corps de logis avec deux allés vastes et séparées par une grande cour entourée de beaux portiques ; une superbe grille sépare la première cour de la place, et réunit les pavillons qui terminent
l’édifice. Au dessus est une magnifique terrasse. Sur le sommet des pilastres qui partagent la grille, on doit placer des statues, et sur la terrasse de beaux orangers et citroniers.
Il y a derrière l’hôtel un grand jardin, et la façade de ce côté est belle et régulière.
Il serait bien à désirer qu’elle fût mise h découvert en démolissant une ou deux maisons du côté de la place Bellecour.
Le rez-de-chaussée est occupé par les bureaux , les poids et mesures , les concierges ; au premier étage sont les appartements d’apparat et ceux de M. le préfet. Ils sont d’une grande magnificence ; les plafonds ont été peints par M. Soulary, peintre lyonnais.
C’est dans l’aile gauche que se trouvent les archives , elles sont dignes d’être vues.
h6tel de la division militaire.
C’est à l'angle que forme la rue Boissac avec la rue Sala , qu’est situé l’hôtel de la
famille de Varissan , qui sert aujourd’hui de logement à M. le lieutenant-général commandant la division. Cet hôtel, construit avec goût, entre cour et jardin, décoré avec magnificence, était orné de peinture* de Blancliet, que les connaisseurs plaçaient, à la vérité, au rang de ses plus médiocres ouvrages. Le plafond de la salle h manger en était le morceau le plus remarquable $ on y lisait cette inscription : Ni regret du passé , ni peur de V avenir , dont le peintre s’était attaché à mettre le sens en action dans son tableau.