‹ Panorama de la ville de Lyon, de ses faubourgs et d'une partie de ses environs, ou Description des curiositès, des monuments et antiquités de cette villeChapitre 84 sur 103 · MÉCANIQUES · texte numérisé non relu

MÉCANIQUES

Les métiers à la Jacquard, devenus célèbres, sont ingénieux par leurs combinaisons, ils méritent d’être vus. On en trouve chez presque tous les chefs d’atelier fabriquant

les étoffes façonnées.

M. Déglise , dans la rue qui traverse de la montée de Choulan à la montée de Fontanière sur Sainte-Foi, a un métier pour les étoffes unies , auquel il a adapté une machine de son invention qui fait mouvoir la navette, donne au battant l’impulsion nécessaire , et roule la pièce sans avoir besoin d’employer la main \ deux marches sur lesquelles l’ouvrier promène alternativement son pied , suffisent pour opérer ce mouvement. Il a obtepu des médailles d’encouragement pour cette heureuse innovation.

M. Bonnard , fabricant de tulles, à la montée de Fontanière , a également élevé dans ses ateliers , des machines de son invention qui , en même temps qu’elles filent la soie , la montent soit en trame soit en organsin *, c’est par ce procédé qu’il a obtenu les fils qui lui ont permis de faire un tulle d’une finesse extraordinaire , ce qui lui a valu la croix de la Légion-d’Honneur.

M. Arnaud , marchand de coton , rue Bâtd’Argent , a introduit à Lyon une machine anglaise dite de Glascou , du nom de la ville où elle est le plus en usage. Par l’effet d’un moteur quelconque , tel que la vapeur , une chute d’eau, un cheval , etc. , cette machine tisse les étoffes en coton, et même en soie.

On voit aussi chez M. Poidehard , dans sa propriété à St-Alban, près de La Guillotière, une filature de soie dont l’eau des bassines est échauffée par la vapeur, les tours sont mis en action par une mécanique à laquelle un cheval donne le mouvement. Cette filature est remarquable par la finesse et la régula-

rite des brins qu’elle produit, et par l’e'clat delà soie. C’est par les soins de M. Gensoul, habile me'canicien de Lyon , que l’appareil de M. Poidebard a été exécuté.

M. Coutagne , près de la place Louis xviti, possède une machine à vapeur destinée à couper les bois de teinture.

M. Lecomte-Grotteray en a élevé une propre à mettre en jeu des presses et des cylindres pour faire de l’huile.

Il existe à Lyon beaucoup d’autres mécaniques ingénieuses , et le nombre s’en augmente tous les jours.

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