‹ Pansement avec la pellicule cellulosiqueChapitre 13 sur 21 · SO PEE · texte numérisé non relu

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s’imbibe d’eau et séchera bientôt en adhérant parfaitement à la plaie et à ses bords, si l’on a pris la précaution de chasser les bulles d’air sous-jacentes par une légère pression du pinceau.

Un pansement protecteur quelconque posé par-dessus suffit. Il est préférable, cependant, d'utiliser des produits qui maintiennent tant soit peu l’humidité, pour conserver plus de souplesse à la cellophane. Si le coton cardé est rare, on se sert avec fruit de l’éponge cellulosique ou spontex. Généralement utilisé sous forme de petits carrés de six centimètres de côté, épais d’un centimètre, imbibés de mercurochrome. Non contingentés ils ont l’avantage d’être légers, souples et élastiques. Une bande de tissu quelconque entoure le tout.

Le pansement est enlevé au bout d’un jour ou deux jusqu’à la cellophane. La transparence de la pellicule permet d’examiner l’aspect de la plaie. Si elle est propre, si les tissus sont en voie de régénération, on referme le pansement, sans plus. Au bout d’un laps de temps court, variable, selon l’étendue, la plaie est cicatrisée. Si la plaie est légèrement suppurée, on enlève la pellicule qui se décolle très facilement, surtout si l’on prend soin de la tremper auparavant dans un bain tiède. Elle semble alors se détacher en se clivant, laissant une surface absolument nette où, fait important, on ne remarque pas, même à la loupe, d’hémorragies punctiformes. La plaie est à nouveau nettoyée, à l’éther par exemple.

Souvent les médecins qui emploient ce procédé ne renouvellent pas l'application de sulfamide. Ensuite

‘on place une nouvelle pellicule collée au mercuro- = chrome. Après avoir été changée encore, s’il y a lieu, ; mais de moins en moins fréquemment, la pellicule À ; finit par recouvrir une cicatrice de bel aspect, sans 1 : brides ni sillons rétractiles. mn

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Indications de la cellophene

La pellicule cellulosique est employée avec succès sur les petites plaies superficielles après un bon nettoyage et un épluchage s’il est nécessaire.

Le professeur Jean BiLLarp, de Reims, applique souvent la cellophane sur les plaies chirurgicales aseptiques suturées normalement au crin de Florence. Aucun incident n’a jamais été constaté. La cicatrisation est rapide, la cicatrice peu visible.

Elle donne d’excellents résultats aussi, dans le pansement des plaies suppurées après leur phase d’élimination, tels les anthrax volumineux au moment où, la plaie étant devenue indolore et à peine sanieuse, la cicatrisation paraît si lente au patient.

Certains l’utilisent aussi pour les ulcères variqueux mais la technique est un peu spéciale ; l’épuration de la plaie doit être particulièrement isoïignée. Il est d'usage de commencer par les compresses d’eau chloroformée, bientôt remplacées, pendant quelques

jours, par des pommades à base d’oxyde jaune de mercure. Seulement quand l’aseptie est à peu près

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