‹ Pansement avec la pellicule cellulosiqueChapitre 16 sur 21 · AN NS · texte numérisé non relu

AN NS

Obsèrvations

O8s. I. — Nombreuses sont les observations que nous avons recueillies autour de nous sur l’utilisation du produit pour les petites plaies des membres, soignées généralement sans l’aide du médecin (petites coupures des doigts, furoncles après élimination du bourbillon), et pour les plaies occasionnées par frottement violent, soit de grande étendue, ne dépassant pas, cependant, le derme, soit les phlyctèmes dites « ampoules » après leur excision, sans avoir jamais noté le moindre incident.

Nous avons utilisé la cellophane dans deux énormes anthrax de la nuque.

OBs. II. — Le fermier M. R.., cultivateur, 55 ans, en excellente santé, commence à souffrir à la fin de janvier 1944. Traité pendant deux semaines environ par des compresses humides et des pulvérisations chaudes, des cratères s’ouvrent qui se vident pendant huit jours au moins, puis se réunissent, laissant une plaie allant d’une oreille à l’autre, haute d’environ quatre centimètres. À: la fin de février, la suppuration est à peu près tarie, les tissus bourgeonnent, maïs l’ouverture faite à la peau ne se rétrécit pas, malgré l’application de sul-

SAR en

famides. On applique une feuille de cellophane qui a l’avantage de diminuer, dès le début, la fréquence des pansements. En quelques jours, les bourgeons disparaissent. En moins de trois semaines, la brèche cutanée qui n’avait pas encore diminué est comblée, La cicatrice

ne présente ni brides, ni les bourrelets, si fréquents après.

les anthrax. F Be RUES

O8s. III. — M. G..., ouvrier agricole, 67 ans, diabétique, présente un anthrax moins important que le précédent, traité par incision cruciale et insuline. La perte de substance est énorme, laissant une plaie large comme une paume, de bel aspect. Le malade ne souffre plus, mais læ cicatrisation est lente. En huit jours, avec la cellophane, la surface crentée est réduite des deux tiers. Le malade n'est plus revu mais le pansement ne doit plus être changé avant la guérison complète.

O8s. IV. — Voici d’abord le cas de M. D... 55 ans, manœuvre, sans antécédents dignes d’être. signalés. Blessé vingt ans auparavant, d’un coup de pied de cheval qui, outre de minimes lésions osseuses, occasionne un important délabrement musculaire du mollet gauche, le malade a conservé une cicatrice d’une dizaine de centimètres sur le versant entero-interne de la jambe où dominent les troubles trophiques dûs à linsuffisance de la circulation de retour : peau lisse, brillante, sans poils,

livide mais pâlissant à la pression. La moindre écorchure :

à ce niveau est longue à guérir.

Cette fois, le malade souffre, depuis trois mois environ,

d’une plaie large à l’origine comme une pièce de cinquante centimes qui, traitée par la méthode ambulatoire de BOURGRÆFF, pendant un mois, a maintenant un dia-

mètre de dix centimètres.

NORSPR ee

La cellophane est appliquée à tort après une désinfection trop précaire sur une plaie anfractueuse bourgeonnante qui distille une sanie putride. Naturellement, n'étant pas antiseptique, elle n’arrête pas la suppuration qui la décolle et fuse sous les bords. Au bout de huit jours, le traitement est abandonné. La plaie, reprise par les sulfamides, est en bonne voie, ses bords se rapprochent. Cette observation ne révèle pas, comme on pourrait le croire, une contre-indication de la cellophane, mais montre simplement l’importance de la désinfection préalable. ;

Le Docteur J.., médecin à Bezons, rapporte les succès obtenus dans le traitement des ulcères variqueux les plus infectés, suppurant le plus. Mais il insiste sur la nécessité de procéder d’abord à une thérapeutique désinfectante à base d’oxyde jaune de mercure, par exemple. La cellophane appliquée sur une plaie propre à sa phase de régénération ne donne que des succès, les cicatrices surviennent rapidement, elles ont bel aspect. On observe .

peu d’eczématisation à la périphérie.

Bien plus concluants encore sont les essais sur lès: petits ulcères à répétition qui, pris au début, avant l’infection, guérissent en huit jours.

O8s. V. — La cellophane est, ici, employée comme drain.

Le Docteur …, de Bezons, l’a utilisé dans plusieurs panaris et n’a enregistré que des succès. |

Nous l’avons expérimentée chez la jeune L. F..., 16 ans, qui présentait un panaris profond de l'index ; après incision en valve, on place d’abord la lame de caoutchouc habituelle. Amené à l’enlever au second pansement, le drainage n'étant pas parfait, on la remplace par une lame de cellophane de même dimension, Non seulement

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