LEN ANSE
3 à 5 ; €. : $ le drainage se fait bien, mais la plaie semble moins traumatisée qu'avec le caoutchouc. Le drain est ensuite enlevé sans douleur.
Nous l’employons couramment pour remplacer le faisceau de crins de Florence. Il a, sur le crin, l’avantage de n’avoir pas à être introduit plié en deux, n’entraînant donc rien dans sa boucle au moment de l’enlever.
PNA \
O8s. VI. — Du service de Chirurgie du Professeur BizLaRD, à l'Hôpital Civil de Reims.
M. Michel R, 39 ans, travaillant à l'étranger, est brûlé par un jet de vapeur à l’avant-bras gauche : enflure, inflammation, phlyctènes, hyperthernie et shock. Après nettoyage et excisions, le malade est pansé avec des corps gras. L’escarre tombe au bout de huit jours, mais l’application des pommades entretient une suppuration intarrissable, fétide, sur une plaie bourgeonnante.
Fatigué d’un long voyage, le blessé est hospitalisé en
, mars 1944, La plaie est nettoyée sur le champ et débar-
rassée à l’éther de ses corps gras autant que faire se peut. Les lambeaux sphacélés sont supprimés. On saupoudre avec 1162 F. et on enroule le membre dans la pellicule cellulosique. La suppuration est instantanément enrayée. La cicatrisation centripète est rapide. Les bourgeons disparaissent. Au bout de huit jours, pressé de retrouver la vie civile, le malade sort sur sa propre demande et ne revient plus dans le service, Ayant eu la chance de pouvoir le retrouver, nous avons appris que la cicatrisation s’était terminée dix jours après. Depuis l'application de la pellicule, le malade n’avait jamais souffert. La cicatrice absolument unie ne présente en aucun endroit de chéloïdes. La peau est à peine teintée
de rose, un peu brillante, mais souple et régulière. Il
est important de remarquer qu'ici, le tannage était impossible, étant donné l’application antérieure de corps gras.
Ogs. VII. — M. R.., de Paris, grand brûlé, a été pansé à la cellophane après application de greffes cutanées en lambeaux. La cicatrisation fut rapide, sans suppuration, la qualité de la cicatrice excellente.
OBs. VIII. — Service du Professeur BiLLarp, Hôpital Civil de Reims.
La cellophane est employée au pansement des plaies chirurgicales, mêmes importantes. En janvier, on applique une bande de cellophane à M”° X.., chez qui l’on a pratiqué une laparotomie pour ovarectomie. La plaie normalement suturée au erin guérit vite sans suppurer. Le pansement n’est pas changé.
Nombreuses sont les observations de hernies, d’appendicites traitées à la cellophane, chez les malades de tout âge et dans lesquelles les seuls faits dignes d’être menlionnés sont la rapidité et la qualité de la cicatrice.
OBs. IX. — Service du Professeur BiLLarp, Hôpital Civil de Reims.
Une enfant de huit ans, la petite M, blessée par la roue d’un manège à chenille, arrive à l’hôpital avec une fracture ouverte du type Dupuytren basse. Après désinfection de la plaie et saupoudrage avec 1162 F, on applique la cellophane qu’on recouvre d’un peu de coton et on plâtre. Aucun incident n’est observé.
Avenir de la cellophane en thérapeutique
Tel est l’aspect actuel de la thérapeutique par la pellicule cellulosique.
Le Docteur ISELIN poursuit, à l'Hôpital américain de Neuilly, des expériences qui se révèlent très fructueuses, par exemple, sur l’usage de la cellophane en profondeur utilisée comme protection tubulaire à la régénération d’une branche nerveuse sectionnée, même avec une grosse perte de substance. On croit, d’ailleurs, que, exposée longtemps à Paction de l’organisme, la pellicule finirait par se résorber et disparaître.
Selon ses formes, le produit a d’autres destinations. L’Armée allemande l’utilise sous la forme dite Imnall : ce sont de véritables compresses tissées de lames de cellulose extrêmement étroites, ayant à l’œil nu l’aspect d’un fil. Cette forme a Pavantage de permettre son emploi dans les plaies anfractueuses et suppurantes, l'expulsion des petits corps étrangers étant possible à travers les mailles de tissage.
Le Docteur ISELIN a essayé, en France, de perforer les lames de cellophane pour obtenir un produit analogue. Mais il faut retenir que si ces deux nouvelles formes permettent à la pellicule cellulosique de remplacer les compresses dans tous les cas, ce qui était d’ailleurs le premier, en créant la cellophane, elle perd la propriété majeure de membrane de dialyse à surface unie, qui utilisée en second lieu, en est pourtant le véritable intérêt.
La pellicule cellulosique sert aussi à remplacer les bandes de pansement., Deux écueils se révèlent à cet usage : la fragilité relative et l’inextensibilité. Pour pallier au premier, après avoir remarqué que les déchirures commencent toujours par les bords de la bande, on double l'épaisseur de ceux-ci, le produit en quelque sorte ourlé acquiert plus de résistance. Un gaufrage transversal à relief nettement visible donne à la pellicule assez d’élasticité pour empêcher les bords de godronner lorsqu'on les enroule autour d’un membre.
Souvent utilisée ainsi dans l’armée, la cellophane n’est plus, en ce cas, qu’une mauvaise imitation de la bande de gaze appelée à disparaître avec les restrictions.