VI. Notre - Seigneur dit daas l'Ëvangile
«Celui qui aime son père ou sa mère plus que
moi n'est pas digne de moi; et celui qui ne
prend pas sa croix pour me suivre n'est pas
! non plus digne de moi 2. » Au Deutéronome :
j «Ceux qui disent à leur père et à leur mère : Je
' ne vous connais point; et i leurs eofans : Je ne ' point en arrière. Sottv«»ezr¥QQS de la fenuae dte
sais qui vous êtes; gardent vos préceptes et votre alliance^. > L'apôtre saint Paul : « Qui nous pourra faire perdre Tamour que nous avons pour JésusrCbrist? Sera-ce les afflictions, ou les calamités, ou la persécuticm, ou la faim^ou la nudité, ou les périls^ ou le fer? selon cela il est écrit : On nous égorge tous les jours pour l'a* mour de vous, et Ton nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais parmi tous ces maux nous demeurons victorieux pour Tamour de celui qui nous a aim&^.» Et encore : «Vous n'êtes plus à vous, car vous aves été achetés bien dtièrement. Glorifies et portez Dieu dans votre corps^.9 Et ailleurs : « Jésus^lhrist est mort pour tous^ afin que ceux qui vivent ne vivent flm pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux ^. a
y II. Dans l'Exode , le peuple juif, qui était la figure des chrétiens, aiurès avoir été dâivré par une visible protection de Dieu de la cruelle ser-
vitude de Pharaon et de l'Egypte , c'est-àrdire Heureux les serviteurs que leur maître à son ar*
du diable et du siècle, ingrat et infidèle envers Dieu, murmure contre Moïse ^ et ne songeant qu'aux incoaunodités qu'il souffrait dans le désert, sans se souvenir du bienfait de sa délivrance,, demande de retourner en Egypte, c*est-à-dire de rentrer dans la servitude du siècle d'où il avait été tiré, au lieu de mettre sa cour fiance en Dieu, et de croire que celui qui avait pu le sauver des mains du diable et des pièges du monde était assez puissant pour le protéger et le conserver. «Pourquoi, disent-ils, nous avez-vous fait sortir d'Egypte? Il nous valait mieux servir les Égyptiens que de mourir dans ce désert?.» Et Moïse dit au peuple : cEspérez . bien et prenez courage , et voyez ce que le Seigneur va feire aujourd'hui pour vous sauver.
.*BoçBk*a6.-»lGor..S,19.
•U.Cor:.5, 15.-'Exod«.14.11.
U Seigneur lui-même eonhattit pour vous, et vous n'aurez plus rien à dire.% Notre-Se^pMur de même nous avertissant de ne plus retourner au diable ni au siècle à qui nous avons renoncé et d*où nous sommes sortis , dit dans son Evangile : a Quiconque après avoir mis la main à la charrue regarde derrière soi nlest point propre pour le royaume de Dieu t.» Et encore : «Que celui qui se trouvera dans le champ ne retourne
Lotb^.»Et a&i que p«wiuMinesoil retarda de le suivre par T wkw des biens eu de «s proches^ il ajoute : «Qui m renonce pas k tout ce qu'il a, ne peut être mM disoiple^. 1
VllL Aux ParaUtooiioes:<LB Seigneur sere avec vous tant que vous aerea avec hit^ Mais sî vous l'abandonnez il vous ahandoonereaussî^ 9 Dans Êzéchiel : «La justice du j^te ne lui servira de rien du îour qu'il viendra à s'égarer ^. s Notre-Seigneur dans l'Evangile : «GeluMà seul sera sauvé qui persévérera jusqu'à la fin^.» St encore ; «Si sous observez fidèlement mes par* rôles, vous serez véritablement mes ^Usdples, et vous eonnaUrez la vérité, et la vérité voua délivrera ^ a Et nous avertissant de nous ten» toujours prêts; «Que vos reins, dit-il, soient ceints et vos laaopes allumées ;^ et soyez cooum des serviteurs qui attendent que leinr maître retourne de la noce; afin que lorsqu'il viendra et frappera k la porte, ils lui ouvrent aussitôt.
rivée trouvera veillans^!» Le bienheureux apfttre saint Paul de même nous exhorte par ces paroles h bke croître notre foi de jour en jour pour la porter i son comble : «Ne savezvous pas que quand on court dans la carrière, tons courent, mais un seul remporte le prixP Gourez donc en sorte que vous le remportiez. Qr tous les athlètes gardent une exacte tempérance; et ce n'est que pour gagner une couronne corruptible^ au lieu que vous en attendez une incorruptible ^ a Et encore : «Celui qui s'est enr61é au service de Dieu ne se doit point embarrasser des affaires séculières,afin de plaire à celui à qui il s'est donné. De plus , quand en combat dans les lieux des exercices. Ton n'est point couronné si Tonne oombatcomme il faut^o.
« Uiç^9,$SL-^Ibid., t7,âi.- ' Mi., 14.33. * Parai., 15, 2. - » Ezéch., 33, 12. ^ • Malib., 1% ». 'JeaD,8,31.-»iuc,12,36.-M.Cor.A4.-"lîiii.,2,i
SAINT CYPRIEN
Je vous coqjure , mes frères, par la miséricorde de Dieu, de lui offrir votre corps comme une hostie vivante, sainte, et agréable à ses yeux, et de ne vous point conformer au siècle , mais de vous transformer par un renouvellement d'esprit pour connaître la volonté de Dieu , et ce qu'il faut fiiire pour lui plaire et être parfaite» Et ailleurs : «Nous sommes enfans de Dieu , et si nous sommes ses enfans, nous sommes par conséquent ses héritiers et les cohéritiers de Jésus-Ghrist, pourvu toutefois que nous ayons part à ses souffrances, afin d'avoir part à sa gloire^.» Dans TÂpocalypse : «Gardez bien ce que vous avez, de cramte qu'un autre ne prenne votre couronne?.» Nous avons un exemple de persévérance dans TExode, lorsque Moïse, pour vaincre Amalec qui était la figure du diable, tenait ses mains élevées en haut comme un signe de la croix, et ne le put surmonter que lorsqu'il demeura ferme en ce signe et continua à les tenir ainsi toujours élevées : «Lorsque Moïse levait les mains en haut, dit récriture , Israël avait l'avantage; mais lorsqu'il les abaissait , Amalec était victorieux. Prenant donc une pierre ils la mirent sous lui, et il s'assit dessus. Et Aaron et Ur lui soutenaient les mains de part et d'autre; si bien qu'elles demeurèrent en même état jusqu^au coucher du soleil. Ainsi Josué défit Amalec et tous ses gens. Et le Seigneur dit à Mo!$e : Écrivez ceci, afin que le souvenir s*en conserve dans ce livre , et le dites à Josué; car j'effacerai la mémoire d'Amalec de dessous le cid^. 9
IX. Au Dentéronome : «Le Seigneur votre Dieu vous tente pour voir si vous l'aimez de tout votre cœur, de toute votre âme, et de toutes vos forces'.» Dans Salomon : «La fournaise éprouve les vases du potier , et la tribulation les gens de bien*.» Saint Paul témoigne la même chose quand il dit : «Nous nous glorifions des afSictions, parce que nous savons que rafHiction produit la patience, la patience l'épreuve, et l'épreuve l'espérance. Or l'espérance ne nous trompe point, parce que l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné ^ » Saint Pierre dans son épttre : «Mes cbers frères , ne soyez
* Rom., 12, 1. -» y6W., 8 17. -» Àpoc., 3, 11. « Exode, 17, 11. - s Deut., 13, 3. - • Ecdénatt., 27, 6. i.,5,3.
point surpris des afflictions qui vous arrifeot et qui ne sont que pour vous ^iroaver , etne vous en abattez point comme d'une diose bien extraordinaire. Mais toutes les fois que vous avez part aux souffrances de Jésus*Ghrist réjouissez-vous, afin que vous soyez aussi comblés de joie lorsqu'il découvrira sa gloire. Vous êtes bienheureux si vous souffrez des affirants pour le nom de Jésus-Ghrist, car c'est une marque que sa puissance et sa majesté qu'ils blasphèment et que nous honorais résicte en vous^»
X. Saint Jean le prouvedans son épttre quand il dit : «Celui qui est en vous est plus grand que celui qui est dans le monde 2. » Au psaume cent dix-septième : « Je ne craindrai rien de tout ce que les hommes me peuvent (aire , car Dieu est mon aide et mon support ^. » Et encore : « Les uns mettent leur confiance en leurs chariots , et les autres en leurs chevaux , mais pour nous, nous la mettons au nom du Seigneur notre Dieu que nous invoquons. Aussi ils se sont embarrassés et sont tombés , au lieu que nous nous sommes relevés et demeurons debout *. » Le Saint-Esprit montrant encore en termes plus fbrts qu'il ne faut point appréhender les armées du diable , et que lorsqu'il nous fait une plus rude guerre nous en devons d'autant mieux espérer, parce que c'est cela même qui ouvre aux gens de bien l'entrée du cid et du salut , il dit au psaume vingt-sixième : « Quand une armée viendrait camper auprès de moi , cela ne me f^ raît pas peur. Quand la guerre s'allumerait contre moi de toutes parts , cela ne servirait qu'à me remplird'espérance. Tout ce que je demande au Seigneur et que je lui demanderai toujours, c'est que je puisse demeurer toute ma vie dans sa maison K » L'Ëcriture déclare encore dans l'Exode que notre vertu et notre force augmentent par les afflictions quand elle dit : « Plus ils les opprimaient , plus ils croissaient en nombre et en force ^.» La protection divine nous est aussi promise dans l'Apocalypse au milieu de nos souffrances : « Ne craignez rien de ce que vous avez à souffrir 7. » Et celui qui nous prraiet cette protection n'est autre que celui même qui dit par le prophète Isa'ie : « Ne craignez point,
* I. Pierre, 4. 12. - » 1. Jean.4, 4. - » Piaume^ W,i « Pi. 19,8.- ' P». 26,5. -•Ex.,l,12.-»Apoc:,î, 10