‹ Panthèon littéraire; choix de monuments primitifs de l'église française, avec notice littérairesChapitre 64 sur 102 · PE LA · texte numérisé non relu

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c'est n'avoir pas la foi dans la maison de la fol. Jésus-Christ, Tautcur de notre salut, nous apfreai lui-même combien il nous est avantagenx de sortir du monde , lorsque ses disciples s'affligeant de ce quil les devait bientôt quitter, il leur dit : «Si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je m'en vais â mon Père;» pour nous montrer que, lorsque ceux que nous aimons sortent du monde, nous avons plus de sujet de nous réjouir que de nous affliger. CTétait la pensée du bienheureux apôtre lorsqu'il dit : oCest vivre pour moi que d'être avec Jésus-Christ, et lâ mort est un gain '; » considérant comme un grand avantage d'être dégagé des liens du siècle, de n^être plus sujet aux passions de la chair , et d'être échappé des pièges du diable pour jouir avec Jésus-Christ d'une félicité étemelle.

Mais quelques-uns s'étonnent de ce que la contagion attaque aussi bien les chrétiens que les païens, comme si un chrétien n'avait embrassé la foi que pour s'exempter du mal et vivre content ici-bas, et qu'il ne follût pas au contraire qu'il soufFrtt en ce monde pour être heureux en Pautre. Ils s'étonnent de ce que cette mortalité nous est commune avec le reste des hommes. Mais qu'y a-t-il au monde qui ne nous soit commun avec tous, tandis que nous sommes revêtus d'une chair qui est commune à tous? Tant que nous sommes sur la terre nous sommes unis aux autres hommes par le corps , et n'en sommes séparés que par l'esprit. C'est pourquoi, jusqu'à ce que ce qu'il y a de coiTuptible et de mortel en nous devienne immortel et incorruptible, et que l'esprit nous conduise à Dieu, nous sommes sujets à toutes les mêmes incommodités que les autres. Ainsi nous avons part comme eux aux famines, aux irruptions des ennemis, aux maladies, et aux autres acddens de cette vie. Bien plus, si un chrétien connaît bien sa condition , il doit savoir qu^l lui fout plus souffrir ici que les autres; parce qu'il a davantage à combattre contre le diable. C'est ce que nous enseigne l'Écriture quand elle dit : a Mon fib, lorsque vous entrez au service de DieU;, demeurez ferme dans la justice et dans sa crainte, et préparez- vous à la tentation;» et ensuite : «Portez humblement et patiemment ksiifBGtions;car On éprouve l'or et l'argent

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