VIVAIT AD IV* SIÈCLE
laut oe qu'on sait de loi est tiré de ses seuls écrits: On apprend de lui seul qu*il était personnage consulaire; qu'il vivait sous les fils de Constantin; et on conjecture qu'il composa ses ouvrages sur V Erreur des religions profanes vers fan 345. Cet ouvrage n'avait jamais paru traduit en français, j'en ai trouvé la traduction à la suite de celle de Lactance, dans le n"* 1340 des manuscrits de la bibliothèque du roi , et je la publie ici. Voici l'avertissement du traducteur ancien auquel OD doit ce manuscrit.
c J'ai joint à la traduction de Lactance celle d'un antre ouvrage composé sur le même sujet, par Jaiius Firmicus Maternus, et adressé â Gonstantlns et à Constant , fils de l'empereur Constantin.
«Cet écrivain célèbre, que quelques-uns croient avoir été évèque de Milan , réfute les erreurs des religions profanes ; et commençant par la superstition du culte rciidu aux élémens, montre que les Égyptiens ont adoré l'eau sous le nom d'Osiris; que les Assyriens ont adoré l'air sous le nom de JuDon et de Vénus , et que les Perses ont adoré le feu sous le nom de Jupiter. Ensuite il découvre l'origine de plusieurs fêtes, comme celle des bacchanales, instituée en l'honneur de Bacchus, roi de Thèbes ; cel le d'une autre fête instituée en l'honneur d'un autre Bacchus, fils de Jupiter; celle d'une fête instituée par Cérès , en l'honneur de Proserpine, sa fille; et celle enfin d'une autre fête instituée par les Athéniens, en Thonnenr de Gé-
rés, de qui ils avaient appris l'art d'ensemencer les terres et de recueillir les moissons. A l'occasion des cérémonies superstitieuses que les païens observaient dans la célébration de leurs mystères et des paroles qu'ils prononçaient pour reconnaître ceux qui y étaient initiés, il parle clairement de l'incarnation, du Fils de Dieu , de sa mort, de sa résurrection et même du sacrement de son corps, et du pain céleste qui nourrit l'âme fidèle. «Ce qui fait voir qu'il n'est pas abtolument vrai que les auteurs ecclésiastiques des premiers siècles aient toujours caché ce mystère-I.'^ aux païens. Vers la fin de son livre , il représente avec beaucoup de clarté et de force, la vanité et la faiblesse des idoles, et exhorte les empereurs Constantius et Constant, h employer leur autorité & abolir les sectes de l'idolâtrie. »
On attribue à ce même Firmicus, huit livres sur l'astronomie, imprimés d'abord par Aide Manuce, en lôOl , et réimprimés plusieurs fois depuis ; mais plusieurs critiques assurent que ces huit livres sont d'un autre Firmicus que celui dont je publie ici l'ouvrage, d'après le manuscrit 1340 quej'ai collationoé sur l'édition donnée à la suite de saint Cyprien, dans l'édition de Besançon, en 1 vol. in.8^,1836.
Paris, 10 mars 1837.
J-A.-C BUCHUN.
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