‹ Pantomimes de Gaspard et Ch. DeburauChapitre 124 sur 124 · NOTICE · texte numérisé non relu

NOTICE

Gaspard et Charles Deburau n'ont pas laissé d'élèves.

Deburau fds lui-même n'a jamais reçu de leçons de son père.

Il a cherché partout et n'a jamais rencontré un arliste possédant les qualités plastiques nécessaires à ce genre de rôle.

Il demande la beauté des formes, la distinction, la vigueur, la souplesse du corps, et surtout l'expression, la mobilité du visage.

Cependant, il a formé quelques sujets remarquables.

En première ligne :

M. et Mme Barbarani, Antonio Rovère, mimes italiens qui, par leur intelligence, avaient su rompre avec les traditions mimiques de leur pays.

En Italie, l'exubérance, la nervosité, sont de rigueur; en Angleterre, on joue la pantomime en clowns.

Mon Dieu ! chaque genre a son charme et son mérite.

Mais mimer tranquillement, se faire comprendre ou plutôt entendre, avec undoigt, par un clignement d'œil, voilà l'art, l'art vraiment français.

Quel est le meilleur?

Pour moi, j'opine pour le genre français, parce qu'il est le plus difficile.

Et la preuve?

C'est que les deux Deburau n'ont pas de successeurs.

Une grande artiste, Mlle Mars, qui, elle-même, n'a jamais eu de remplaçante, disait un jour à MmeMontessu, la célèbre artiste de l'Opéra, la mime incomparable, l'émule de la Taglioni .

— Ah ! Madame, prêtez-moi vos mains, elles parlent si bien.

Charles Deburau est resté dix mois en Égypteet ila joué . . . sept fois en dix mois, devant le Vice-Roi et pour sa maison seulement: toujours un rêve des dix mille et une nuits.

Avant son départ, la colonie française, désireuse de le voir, sollicitait une représentation, mais le Khédive a refusé.

11 y avait là une bien belle recette à faire.

Le traducteur des pantomimes de Gaspard et Charles Deburau a tenu à faire paraître quelques chapitres des mémoires de ce dernier.

Ces courts extraits, mieux qu'une biographie, feront connaîlre quel était en Charles Deburau, le fils, l'époux et le père.

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