‹ Pantomimes de Gaspard et Ch. DeburauChapitre 123 sur 124 · Scène de stupéfaction, saut de fureur, appel à Gassandre · texte numérisé non relu

Scène de stupéfaction, saut de fureur, appel à Gassandre

Je vois, en ce moment, le Vice-Roi et ses invités qui se mettent à rire à longs éclats.

A la scène de luxure avec Coîombine, Arlequin et Pierrot, des trépignements à réveiller les ombres des Ramses Amenaphis et de tous les descendants de la 26e dynastie d'Egypte (62(5 ans avant l'ère du Christ).

Mais arrive la fameuse scène entre Pierrot et Arlequin, assis sur les deux chaises.

Elle est très osée cette situation, mais on peut la conduire plus ou moins selon le public; ici, le feu était aux poudres, on pouvait aller aussi loin que possible.

Et Derudder et moi, nous avons suivi l'impulsion donnée par l'assistance.

Les artistes ne doivent se livrer que relativement aux publics devant lesquels ils se montrent.

C'est le tact du talent, mon père m'a donné l'instinct de me montrer selon le milieu où je me trouvais.

La fin de la représentation est allée aux nues.

Le khédive, voyant les princes frapper dans leurs mains, les a imités avec un enthousiame ressemblant à de la colère.

M. Bravay, si bon, si affectueux, est venu me sauter au cou, m'a embrassé, emportant sur son visage une large trace de mon blanc.

Immédiatement, il m'offre une prolongation d'une année.

J'ai demandé à réfléchir. Je suis élourdi, brisé et surtout bien heureux.

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