ACTE TROISIÈUI
LE CURÉ
Je devine lesquels : vous lui rappellerez que la calomnie est un péché mortel.
LARZA.G.
Oui^ en lui flanquant un bon coup d'épée.
LE CURÉ
Bravo ! (se reprenant.) Oh ! moDsieuF Is comte !
LARZAC.
I<]nfîn, il faut bien que je fasse taire ces gens-là, pourtant.
LE CURÉ
Je ne vois qu'un moyen.
LARZAa.
Lequel ? dites ?
LB CURÉ
Ce serait de fixer enfin la date du mariage de Georgina et de Jean, et de le célébrer dans le délai le plus bref.
LARZAC.
Parfaitement. Vous avez mille fois raison! Parbleu! Pourquoi avons-nous tant tardé, je me le demande? D'ailleurs, laissez-moi vous le dire, c'est un peu votre faute, monsieur le curé. Vous êtes toujours fourré dans votre vigne, dans votre cellier. On ne peut jamais mettre la main sur vous. On ne se marie pas sans curé, sapristi !
LE CURÉ
Oh! monsieur le comte, comment pouvex-vous...
N'est-ce pas vous, au contraire qui, à plusieurs reprises, avez désiré remettre... différer...
LARZAC.
Moi? où avez-vous pris cela, monsieur le curé? Pourquoi ? Il aurait fallu une raison, quelle raison aurais-je pu avoir? Voyons? Voyons?... C'est le bon sens.
Enfin, peu importe... puisque vous approuvez ma proi'osition.
LARZAC.
Oui. Oui, brusquons le mariage. C'est le seul moyen, le seul... Vous n'en voyez pas d'autre?
LE CURÉ
Non.
LARZAC.
Alors, c'est parfait. Je vais parler à Jean. A tout à l'heure, M. le curé.
LE CURÉ, seul, U prend son bréviaire et Ut.
Sur la montagne de Génézaroth il y a deux Figuiers, l'un est vieux, l'autre est jeune, mais tous deux portent les mêmes fruits.
Jean entre.