‹ Papa: comédie en trois actesChapitre 99 sur 112 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

Lbs Mêmes, LE CURÉ.

LE GUU!':.

Je viens quérir monsieur Charmeuil. Mademoiselle Georgina le réclame pour essayer le tennis.

CHARMEUIL.

J'y vais. Tu viens?

Non... Va, va!...

Charmeuil sort, Larzac marche avec précipitation.

LE CURÉ

Qu'avez-vous, monsieur le comte, vous paraissez tout ému...

LARZAG.

Ah ! monsieur le curé, il y a vraiment de vilaines

gens !

LE GURÉ.

Que se passe-t-il donc?

LARZAG.

Tenez, lisez, là, ce post-scriptum.

LE CURÉ, lisant avec peine.

« Tout s'explique. Jai rencontré tout à l'heure sur les planches Prémail qui arrivait de Luchoii. Il y a aperçu M. de Larzac en compagnie de sa nouvelle petite bonne amie. Elle doit être charmante, car Prémail a ajouté : « Où ce vieux lascar va-t-il donc dénicher d'aussijolis numéros? «Qu'est-ce que cela signifie?

LARZAG.

Tout simplement qu'on m'a vu avec Georgina et qu'on la croit ma maltresse!

LK CURÉ

Oh I la mauvaise pensée !

LARZAC.

Je vous trouve indulgent! C'est une infamie!

LE CUR}<^, relisant la lellrc.

■ Et alors, c'est vous, monsieur le comte, que l'on désigne sous le nom de vieux lascar ?

LAllZAC.

Ah ! ce qu'on peut dire de moi, monsieur le curé, je m'en moque, je ne mérite ni estime ni respect, moi ! mais fju'on louche h celte petite si fraîche, si claire, si chic, je ne le permettrai pas.

LB QURÉ.

Vous avez raison.

LAUZAQ.

Je lui dirai deux mots, moi, à Prémail.

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