‹ Papa: comédie en trois actesChapitre 108 sur 112 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

parce que tu ne m'aimes pas assez pour que j'accepte un pareil sacrifice...

JEAN

Si, je vous aime assez... pour ça... maintenant... Voyez-vous, entre les parents et les enfants, il faut toujours que les uns se sacrifient pour les autres... C'est ça qui fait qu'on s'aime... à l'ordinaire c'est les parents qui se sacrifient pour les enfants... Celte foisci c'est le contraire... mais ça ne fait rien... ça revient au même.

Jean... mon petit Jean.

JEâN, se jetant dans les bras de son pën.

Papa!

Ils s'embrassent longuement, très émus tous les deux.

JEAN

Allons, j'ai bien travaillé et j'ai comme une idée que tout le monde sera très heureux.

On entend au loin la chanson de JeaniM. LARZAC.

Tout le monde?

JEAN

Mais oui. Moi aussi. Et ce sera le bonheur qu'il me fallait, du bonheur d'ici, de mon pays. Vous verrez, je vous le promets... Maintenant je vais chercher Georgina.

LARZAG.

Attends! Mais si je lui avoue que je... je sais bien ce qui arrivera... elle rira...

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JEâN

Non.

LARZAG.

Mais si, toi tu ne peux pas comprendre, mais moi je sais... (n va à la giace.) Elle rira. Je te dis qu'elle rira! C'est sûr. Ohl mes cheveux gris.

n se reg^iirde dans la glace.

Oh ! VOUS vous croyez vieux parce que je suis là. Mais je m'en vais tout do suite... (n rcmonie.) et des que je serai sorti, regardez-vous encore dans la glace, vous verrez comme vous serez jeune.

Il sort.

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