ACTE TROISIÈxMK
m)i^ je vous en prie et ne r(5pondez pas à moi... Répondez-vous tout bas à vous-même. Est-ce que depuis que vous connaissez Georgina, la vie ne vous paraît pas toute neuve? Est-ce que chaque matin vous n'avez pas une espèce de confiance joyeuse dans la journée qui commence? Est-ce que quand elle arrive, la petite tache blanche que sa robe fait au loin sur la route, ne vous paraît pas plus émouvante que tout au monde ? Est-ce que vos mains ne tremblent pas quand vous attachez des fleurs à sa ceinture? Est-ce que quand vous m'embrassez le plus tendrement;, ce n'est pas toujours parce qu'elle va venir ? Oh ! mon père I Comme vous l'aimez!
LARZAC> avec un éclat douloureux.
Eh bien, il ne fallait pas me le dire... il fallait me laisser ine tromper... me mentir à moi-même... j'aurais peut-être fini par me croire... et puis j'aurais fini par vieillir et alors je l'aurais aimée comme je dois l'aimer. Et au lieu de ça, tu m'as mis de force en i.r'sence de ce que je ne voulais pas voir... tu m'as crié mon secret. Ah! pourquoi as-tu fait ça, c'est mail C'est mal! C'est mal!
n s'eCTondre la tête dans ses mains en sanglotant. JEAN, s'approcbant de lui et avec une grande bonté.
Allons! allons! ne vous faites pas de chagrin... lout est bien ainsi... Je pense à vous... mais je pense il issi à elle... je tiens beaucoup à son bonheur. Vous ; eul, vous pouvez le faire.
LARZAO.
Ohl ne dis pas ça...
JEAN
Allez, mon père... il faut me croire quand je vous dis! tout ce que j'ai deviné en vous,... je l'ai aussi deviné en elle...
LARZAC.
Mais jamais, tu le sais bien, je ne lui ai dit un mol qui pût lui faire croire... jamais...
JEAN
Ohl vous n'avez pas besoin de ça, vous... vous n'êtes pas de ceux ù qui ou demande une déclaration... dans toutes les pbrasesque vous dites, même les plus indifférentes, il y a toujours de l'amour qui traîne...
LARZAG.
Songe donc... Qu'est-ce que je lui apporterais?
JEAN
Vous lui apporterez votre gaieté... votre grâce... votre facilité h. èlve heureux... et puis le prestige de tout ce qui vous est arrivé. Moi, je n'aurais pu lui donner (jue l'amour que j'avais pour elle, vous, vous lui donnerez tout l'amour qu'on a eu pour vous...
LAUZAG.
Oh! mon Dieu... si c'était vrai... Mais non... non, je ne pi'ux pas permettre que tu t'effaces ainsi... je n'<'ii ai pas le droit.
JEAN
Pourquoi donc t
r.AnzAo.
l'urce (juc ji- n n jp t.s él''^ le jc^re que jedcvaLs être...