‹ Papa: comédie en trois actesChapitre 15 sur 112 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

JEAN

A votre service, (ii m) Démolition, charpente...

GEORGINA

11 y a deux chevrons à remplacer.

JEAN

Cent trente francs... Rien à dire.

GEORGINA

Mais les tuiles, regardez. Le couvreur est implacable pour les tuiles. Faut-il vraiment si terriblement de tuiles?

JEAN

C'est exagéré. On peut en utiliser beaucoup de vieilles... Voulez-vous que nous allions demain regarder cela ensemble?

GEORGINA

Oh! oui. Cela me sera si scrviable. Je fais ce (pie jo peux, mais je vous assure, je ne suis pas au bal avec ma petite métairie sur les bras. Enfin, il faut...

JEAN

Vous, vous êtes une brave petite personne.

GEORQINA.

Oui, mais qui a si soif...

JEAN

Oh! Je vais envoyer à la source.

(iEORliINA.

Non, je ne sais [):is patienter. Donnez l'alcarazas.

J!:an.

Attendez un verre...

GE0R6INA

Non; ah! que vous êtes complexe. Je sais boire comme les dames île la campagne, (c.eorgina boii et s'inomie.)

Oh! je suis toute mouillée... (pour s'essuyer, eUe ôle la rose qm est à sa ceinture et la jette sur la table.) QuC VOUS êtCS maladroit!

JEAN

Moi?

GEOROINA.

Oui, vous êtes plus maladroit qu'une tortue.

JEAN

Une tortue?

QEORQINA.

Ne vous étonnez pas. La maman dit toujours comme ça.

JEAN

Et comment va-t-elle la maman?

ORORGINA.

Oh! Elle est contente! Klle a reçu de Hucaresl un grand panier rempli de confitures faites avec les roses de son pays. Alors, elle est depuis trois jours enfermée flans sa chambre, les rideaux tirés, avec des boui<ies et des éventails. Elle fume des cigarettes, elle chante des prières et elle mange des confitures de roses. Je l'aime bien.

JEAN

Pauvre femme!

oEonaiNA.

Ne dites pas... c'est bête de dire ça... Elle est très heureuse ù ciu.sc d'une chose.

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