‹ Papa: comédie en trois actesChapitre 47 sur 112 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

LARZAG, h l'appareil.

Qui est-ce? Ah! de chez le notaire... C'est vous maître Verviers... Bonjour... Oui je vous attends à trois heures et demie pre'cises... Vous avez fait toutes les démarches... Tout est prêt? Parfait. Merci...

(Avec émotion.) McrCl. (U raccroclio, peUl tintement à l'appareil )

Quoi ? (Avec chaleur.) Oui, mademoiselle, merci, c'est fini.

n raccroche puis regarde sa montre. PIKKRE.

J'oubliais de dire à monsieur : M. Charmeuil est là.

LAIIZAC.

Où ça?

PIERRE

J'ai pris sur moi de le faire attendre dans la chambre de monsieur, mais M. Charmeuil a pris sur lui de s'étendre sur le lit de monsieur. U dort profondément.

LARZAG.

lléveille-le brutalement.

PIERRE

Bien, monsieur.

Il sort laissant U porte oavert*.

LARZAC.

Eh bien, voyons, Charmeuil... Ah! ça, mon vieux, il y a une heure que j'allends... Allons, oust" !

CHARMEUIL, entrant en costume de voyage totalement ahuri.

Ah! moi^ mon vieux... tu sais...

h\lV/..\G.

Oh! que tu es embêtant!

GHARMEUIL, s'écroulant.

Ecoute, Gaston, tu ne tiens pas assez compte des circonstances. Nous sommes revenus mardi de Toulouse en auto. Le soir, je vais au cercle pour me reposer un peu. Je te retrouve... Tu me dis : Il est onze heures vingt. Tu prends le train de minuit et quart pour Angers. Tu y seras à six heures du matin. Tu te rendras aussitôt chez la Directrice de l'œuvre du relèvement moral de l'Ouest... et tu rompras de ma part...

LARZAC.

Parfaitement, et tu r(5clameras mes lettres.

CHARMËUIL.

Les voilà.

LARZAC.

Merci, mon vieux. Ce sont les dernières. J'ai brûlé t)iit 'S les aut4es ce malin... Ça a fait une fumée... Ça briMe très mal les lettres d'amour.

CHARMEUIL.

Et Chrislianc... et Jeannine... et...

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