‹ Papa: comédie en trois actesChapitre 48 sur 112 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

plus pour aller chez une femme!... Quand j'aurai du chagrin ce sera du vrai chagrin, ce ne sera plus du cliagrin pour des femmes. Plus de petits moyens, de petites ruses, je vais pouvoir être loyal, sincère... Enfin, je ne mentirai plus qu'à des hommes. Ah! mon vieux Charmeuil! Je suis heureux comme un roi qui viendrait de perdre sa couronne.

CHARMEUIL.

Quel enthousiasme 1 Tout de même je me méfie.

LARZAG.

De qui? de moi?

Non.

De Jean?

GUARMEDIL,

LARZAG.

GH,vnMEUlL

Non plus. Du fils naturel en général... C'est un personnage insupportahle... prétentieux, ténébreux, déclamatoire... Il se venge d'avoir été naturel au moment de sa naissance, en ne l'étant plus pendant tout le reste de sa vie. Il pose à la victime... Il maudit la destinée, énumère ses griefs, déblatère contre les lois... Sans compter qu'il s'est précipité dans la littérature. Ce qu'il nous en a valu de pièces sublimes et de romans grognons. Fichtre, il est possible que la société ait désobligé le fils naturel, mais ce qu'en revanche le fils naturel a pu embêter la société!... Sapristi, il s'est bien vengé. Ah! mon pauvre vieux, je te plains I

Tu m'embêtes.

CHARMEUIL.

Sans compter que ton cas à toi est particulièrement inquiétant.

LARZAG.

Pourquoi ça?

CHARMEUIL.

Parce que ce garçon l'arrivé de sa tanière. Ce doit être une espèce de jeune premier sauvage...

LARZAG.

Imbécile, c'est mon fils! Va, je ne te demande pas trois semaines, tu entends, pour en faire un homme du monde accompli, qui sache aussi bien se tenir dans un salon que dans une écurie.

CHARMEUIL.

Pas commode.

LARZAG.

Peuh! C'est l'affaire de mon expérience, d'un tailleur... et d'une femme, surtout d'une femme.

CHARMEUIL.

Tu en as une en vue?

LAUZAC.

Pas encore, mais j'y songe. Tu comprends, une comédienne l'affolerait, une femme du monde lui coûterait trop cher... non, je veux chercher dans la bonne bourgeoisie, éclairée conservatrice. Tu vois ça d'ici, un nom à trnit-d'uniun, unorcnnue qui trompe 0OD mari, mais tout on roslunl famille.

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