‹ Papa: comédie en trois actesChapitre 63 sur 112 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

COLETTE

Oh ! je vous assure... Je m'en moque comme de ma

première voilette...

LARZAG.

Tiens. C'est gentil ça, très gentil... Je la vois d'ici votre première voilette, ..blanche, légère, innocente...

COLETTE

Oui, avec detoutpelits pois... Comment l'avez-vous deviné ?

Parbleu ! les premières voilettes sont toujours coaime ça... Puis elles épaississent peu à peu... Les petits pois profitent. Les voilettes cessent d'être légères quand les femmes le deviennent...

COLETTE, souriant.

Quel homme étonnant vous êtes...

LARZAC,

Oh ! non... non... Encore ce sourire... ça n'est pas de jeu... Ah ! quel imbécile...

COLETTE

Qui donc?

LARZAC.

Mais mon fils ! S'il était resté, s'il avait assisté à ce sourire là, il se serait apprivoisé du coup et il vous aurait dit...

COLETTE

Quoi?

LARZAC.

Mais ce qu'on ne peut pas ne pas vous dire.

COLETTE

Mais quoi ?

LARZAC.

Que vous êtes charmante, que quand on vous regarde, maparole, on ne sait où donner des yeux, que votre bouche a l'air cueillie du matin sur un rosier du jardin... que votre taille...

COLETTE

Mais dites-moi, cher monsieur.

LARZAC.

Quoi?

col:;ttr.

Il me semble que votre fils me fait la cour...

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