‹ Papa: comédie en trois actesChapitre 62 sur 112 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

go, je le mets en face d'une des plus jolies femmes de Paris... Alors, il est ébloui... J'aurais dû graduer.

COLETTE

Ah ! cher monsieur. Je reconnais bien une galanterie qui est célèbre.

LARZAG.

Oh! célèbre...

COLETTE

Oh ! on m'en a rebattu les oreilles.

LARZAG.

Qui cela?

COLETTE

Tout le monde, d'abord, et puis une de mes amies que vous avez rencontrée quelquefois, je crois.

LARZAG.

Qui donc ?

COLETTE

Madame Raimbert.

Thérèse!...

COLETTE

J'en étais sûre !

LARZAG.

Mais ne croyez pas... que j'aie jamais été pour madame Raimbert autre chose que...

COLETTE, l'interrompant.

Qu'on amant parfait... Rassurez-vous, j'en suis cer taiue.

LARZAC.

Vous VOUS moquez de moi... n'importe, le souvenir de madame Raimbert me sera désormais tout à fait précieux.

COLETTE

Pourquoi ?

LARZAG.

C'est tout naturel ; ce que le souvenir d'une femme peut faire de plus gentil, c'est de nous rapprocher d'une autre.

COLETTE

Vous leur faites faire un joli métier aux souvenirs I ...

LARZAC.

Je suis sûr que ça les amuse.

COLETTE, souriant.

Vous croyez ?

LARZAC.

Ah ! que vous avez un joli sourirt.

COLETTE

Merci pour lui...

LARZAC.

Oh ! il a dû en faire penser du bien de vous ce sourire là !... El ce qu'il a dû en faire dire de mal I

COLETTE

Ce qu'on pense de moi et ce qu'on en dit... me laisse bien indiiîérente.

LARZAQ.

Vraiment t

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