ACTE di;l'xième
Quoi?
LARZAG.
Oh! élégant, séduisant, de l'abattage. Et un jour il a monté une soi-disant aiïiire de mines, dans les Balkans, des mines qui n'oxislaientpas, comme d'ailleurs la plupart des minos... 11 est arrivé à faire souscrire deux millions par un lot d'imbéciles... j'en étais... et il est parti pour l'Orient, où, pendant des années, il a mené, à nos frais, une vie de pacha, entremêlée des aventures les plus louches. Et si le scandale n'a pas éclaté, c'est qu'il a eu le bon esprit de mourir au moment où il allait être arrêté... Voilà l'histoire de ce monsieur.
JEAN
Ahl Tiens !...
LARZAG.
Tu vois qu'on ne peut pas épouser sa fille...
JEAN
Pourquoi ?
LARZAG.
Comment, pourquoi ?
JEAN
C'est très malheureux pour M. Coursan, ce que vous venez de me raconter, mais moi, ça m'est égal.
LARZAG.
Ah! ça ! Tu es fou !
Geiirgina est droite et loyale, je n'ai rien d'autre à savoir... Mi>n idée n'a pas changé, je veux me marier.
LARZAG.
Sacrebleu ! Si lu y tiens tant, au mariage, nous le marierons ! Mais laisse-moi faire, je le la chercherai moi-même, mon petit, je te la trouverai, la femme qu'il te faut. Je la vois d'ici, souple, fine, élégante, fringante, avec de jolis yeux clairs...
JEAN
Vous connaissez donc Georginaî
LARZAG.
Moi?
JEAN
Dame, c'est son portrait que vous venez de faire...
LAKZAC.
Mais tu m'embêtes avec ta Georgina... Tu ne me parles que d'elle... tu la vois partout... Sapristi ! comment n'as-tu pas assez d'une femme à qui tu penses tant 1 Tu l'oublieras.
JEAN
Non.
LARZAG.
Tu te l'imagines parce que c'est encore une des choses qui te manquent; on ne t'a pas appris à oublier. Moi je te l'apprendrai. Tu verras, c'est charmant.
JBAK.
Vous n'y réussirez pas. Nous ne sommes pas pa< reils, voyez-vous.