‹ Papa: comédie en trois actesChapitre 81 sur 112 · ACTE DEUXIÈMB · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈMB

mal de lui parce qu'il a fait de mauvaises affaires... C'est ça?...

LARZAC.

Peut-être... Mais...

GEORGINA

Il avait beaucoup d'ennemis... des jaloux, parce qu'il était si bon, si généreux... si chic. Je l'aimais tant... Oh! Il a peut-être été imprudent, léger... mai» pas autre chose... J'en suis sûre... n'est ce pas... n'est-ce pas ?...

LARZAC.

Oai...

GEORGINA

Oh ! si je pensais qu'il a fait quelque chose de coupable, de défendu, cela me rendrait plus malheureuse que tout... Quand je pense qu'il y a des gens qui peuvent croire ça, voyez-vous... Ça me fait peur... ça me fait mal.

LARZAC.

Mais voyons... voyons... Voulez-vous bien ne pas pleurer. Voilà qu'elle pleure, maintenant...

GBORGINA.

Pardon, ce n'est pas de ma faute.

LARZAC.

Mais jt ne veux pas, je ne venx pas. Il n'y a pas de raison.

aioBaiMA.

Ohl...(Bif...

Mais non... mais non... Je l'ai connu, moi, votre père... C'était un garçon charmant, intelligent... sympathique... Je l'aimais beaucoup... Mais ne pleurez pas !... Je l'aimais énormément... Je l'aimais de tout mon cœur, là...

aSOROINA.

Ah!

LARZAC, reprenant la lettre dans sa poche et la déchirant en mille morceaux.

Et si jamais des imbéciles viennent vous en dire du mal, vous n'avez qu'à me les envoyer... ils trouveront à qui parler...

QEORGINA.

Oh! monsieur, monsieur, vous venez de me faire cadeau du plus grand bonheur de ma vie.

LARZAC.

Et vous, ma petite, vous venez de me donner une émotion délicieuse, une émotion que je n'avais jamais ressentie. Je croyais que les femmes ne m'apprendraient plus rien. Je n'étais qu'un sot. Je ne sais que depuis tout à l'heure ce que c'est qu'une jeune flUe... Et, ma foi, c'est adorable!..,

n la regarde longuement, Jusqu'i lui faire balater lea yeux. aKORQINA,

Oh I monsieur...

LARZAQ.

Ecoutez, nous allons retourner là-bas, je vais vous ramener à Jean... Je vous dirai, je vous expliquerai,

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