ACTE TROISIÈHS 14i
LARZAG.
Ça, c'est une surprisel...
GI'IOUGINA.
J'étais si contente de vous la faire à tous les deux. Alors, ça vous plaît?... A moi, aussi, beaucoup... Mais j'ai le senliment qu'il y manque encore quelque chose... J'ai cherché une heure, sans pouvoir découvrir...
LARZAG.
Attendez... attendez... une seconde. J'y suis...
ORORGINA.
Qu'est-ce que vous allez faire?
LARZAG.
Vous allez voir, (n va pi-emlre trois rose» dans un vase... les pose h la ceinture. A Jean.) As tU UnC épingle?... JEAN.
Non...
LARZAG.
J'en ai une. (Il reUro la perle qu'il a à sa cravate, puis recula
pour juger reffct.) Lh, ça y csl ! Ça a un chic! Est-ello gentille!... Ah! mon petit Jean, val
Il frappe sur l'épaule de Jean.
GEORGINA, se regardant dans une glace.
Ohl Oui, oui, c'est juste ce qui manquait, (a Jean.) N'est-ce pas?
JEAN
Oh! Oui, ça fait très bien.
LARZAG.
C'est ce que nous autres, vieux moralistes, nous
appelons un rappel de ton... Quand une femme a des roses à son chipoau et n'en a pas h son corsage, son corsage en veut à son chapeau et alors on ne sait pas où on va...
GliORGINA, revenant à la glace.
Ah! comme disent les paysans d'ici : Vous savez y faire !
LARZAG.
J'aime ça... C'est moi qui vous dessinerai voirc robe de mariée...
GEORGINA
C'est ça... et beaucoup d'autres!... Oh! commo je serai coquette, dès que je pourrai... Ce n'est pas m\l, dites?...
LARZAG.
Mais non, c'est cbannant... Mais c'est un devoir pour une femme... Et c'est une tradiliin: S.ivez-v /iis quel fut le premier mot d'Eve quand elle ouvrit les yeux?
GBORGINA.
Non.
D'abord, elle s'étira, se cambra, puis se regarda dans la source voisine, et sans Iransilion, dilj\ Adam : (( Mais mon ami, je n'ai rien à me mcllre ». Voiià c iMimeiil la mode fut créée cinq minutes après la femme!
nKOIlfilNA.
('ommc vous éd'» ronli-nl, aujourd'hui. ,.