ACTE TROISIÈMB
LA.RZAG.
Je suis très content.
GEORGINA
D'où venez-vous donc?
LARZAG.
De vous regarder. J'étais sur le coteau. Je vous ai vue arriver. J'ai trouvé convenable de vous laisser à tous les deux trois quarts d'heure de télé à léte, et ce délai écoulé, je suis venu vous rejoindre.
QEORGINA.
Trois quarts d'heure? Oh! menteur, il n'y a que cinq minutes que je suis là.
LARZAG, regardant Jean.
Non?
JEAN
Si.
Ça, c'est incroyable!... Et pourtant, ça ne m'étonne pas... Le temps file ici avec une rapidité... Savezvous ce que Gharmeuil m'a appris tout à l'heure?... C'est étonnant ce qu'il est informé, cet animal-là! Il va y avoir deux mois que nous sommes arrivés ici.
JEAN
Oui... deux mois après demain.
LARZAG.
Ahl le joli retour...
GEORGINA
Comme j'avais dormi bien, dans le wagon J
LARZAC.
Et comme je vous avais bien regardé dormir... (A Jean.) UiiB enfant, mon petit : Quelquefois, aux stations, elle se réveillait et avec une toute petite voix de sommeil, vous me demandiez : « Où est-on?... » Moi, je ne savais pas au juste, parce que je pensais à autre chose et je vous répondais de chic : Limoges, Lyon, Nantes, Quimper... Ça vous suffisait et vous vous rendormiez pleine de confiance dans la géographie... Une enfant, je te dis...
JEAN
Ça, vous avez été bien bon pour nous...
GEORGINA, riant.
Oh ! Je pense encore à la figure si pathétique que Jean a faite, en vous voyant descendre de voiture.
JKAK.
Dame, je ne pouvais pas croire... c'estdifficile, vous savez, de croire à son bonheur...
LARZAC.
Mais saperlipopette!... Ne parle donc pas de ton boulieur, avec cet accablement I...
GEOUiilNA.
C'est ça, Kss-kss, altrnpcz-lc aussi. Jean, moi, je veux que vous soyez gai, (jue vous ressembliez à ce monsieur, que vous disiez des bêtises...