‹ Papa la vertu; pièceChapitre 104 sur 129 · ACTE QUATRIEME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIEME

SÉLIKA

Tu ne Tas donc jamais vu quand ses mirettes s'allument... Crois-moi, il est capable d'un mauvais coup... Et si je le plante là, je ne ferai pas de vieux os !

PROSPER, la voix et l'œil mauvais.

Tout ça c'est des raisons que tu cherches pour le garder, parce que tu le gobes, malgré qu'il n'ait plus le sou !

SÉLIKA

Penses-tu? Moi! Gober cet invalo... mais regardemoi donc... Tu me prends pour une autre!

PROSPER

Cause toujours!... On sait ce qu'on sait!...

SÉLIKA

Dis pas de bêtises!... Crois-tu que je l'aurais supporté seulement un soir, que je l'aurais traîné dans mes jupes, si ça n'avait pas été son argent, et si tu ne l'avais pas voulu, commandé, toi, mon seul amour, mon homme?

PROSPER, se radoucissant.

Bien vrai!

Il la prend par la main et la regarde dans les jeux.

SÉLIKA, domptée et frémissante.

Tellement vrai que si tu y tiens, je me fiche de ses menaces, des cartes, de tout et que c'est moi qui irai le chercher pour lui régler son compte devant toi, dans tes bras.

Elle s'est laissée aller dans les bras de Prospèr. — Gantabeille a paru à droite, les bras croisés, suivi d’Uljsse. — Le crépuscule sur la mer éclaire le fond comme d’une grande lueur d’incendie.

PAPA LA VEPTU

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