SCÈNE II
TOURBANYÈS, PIERRELUGUE, puis GLORIEUSE.
TOURBANYÉS.
Alors^ tu es allé hier à Espelette chez madame Irrigoyen... Gomment va notre pauvre petite Glorieuse?...
PIERRELUGUE.
De mieux en mieux... S'il n'avait pas été si tard, je t’aurais fait la surprise de la ramener avec moi ; je suis bien sûr qu'on la verra ce matin.
TOURBANYÉS.
Faire quatre heures de diligence, faible comme elle l'est encore... tu aurais dû lui défendre...
PIERRELUGUE.
Pas d'observations dans le service ! (ii allume une cigarette.) Eh bien, et cette contrebande qui te gênait tellement dans les entournures^, comptes-tu encore la reprocher à ce brave Pierre ?
TOURBANYÉS.
Certes non! Je n'en ai plus le droit! Sans lui et sans ses camarades, ma chère enfant eût-elle échappé à la mort dans cette neige?
PIERRELUGUE.
Chut!... il me semble que j’entends sur les marches de l'escalier deux petits talons de ma connais-