ACTE QUATRIÈME
dants de compagnie^ avec leurs comptes de masses arrêtées à ce soir...
Il salue et sort.
TOURBANYÈS, regardant l'état.
Le capitaine Le Hardeur... le sous-lieutenant de Groixailles... Tu vois, Pierrelugue, que d'avoir trois cent mille livres de rente et de faire venir sa parfumerie de Paris, ça n'empêche pas d'aller risquer sa peau avec les camarades...
PIERRELUGUE.
C'est plus drôle que d'aller au café ! Lês consommations deviennent si mauvaises !
TOURBANYÈS, lisant.
Le médecin-major Pierrelugue... Gomment, tu pars aussi?... Tune m'en avais rien dit...
PIERRELUGUE.
Que veux-tu !... Depuis le temps que je leur flanque du sulfate de zinc et de la quinine, j'ai fini par aimer ces pauvres bougres qui partent là, et quand ils auront reçu quelques prunes des Chinois, ils se trouveraient trop dépaysés si leur vieux major n'était pas là pour les raccommoder.
TOURBANYÈS, lui serrant la main.
Allons! allons! on a beau dire... nous sommes de braves gens dans l'armée.
Tiens! parbleu!... On nous a pris comme ça quand nous étions tout petits...
Lé clairon au loin, sonne la soupe.
TOURBANYÈS.
La soupe! Yous êtes libres, mes enfants, à demain.
Les secrétaires se lèvent, prennent leur képi et sortent.