‹ Papa la vertu; pièceChapitre 116 sur 129 · ACTE QÜATR.IÈME · texte numérisé non relu

ACTE QÜATR.IÈME

GLORIEUSE, lui tendant le front.

Que vous êtes bon!... (un temps.) Mais dites, parrain... Gomment a-t-il pu faire ça, lui?

TOURBANYÊS, grave.

Je ne sais pas... un coup de folie... un accès de fièvre chaude !

GLORIEUSE

Et maintenant, où peut-il être?

Je n’ai aucune nouvelle, aucun indice... Et toi?

GLORIEUSE

Moi non plus... Depuis la lettre que j’ai reçue le soir où je suis partie, il y aura demain trois semailles, rien !

TOBRBANYÉS.

Pourtant ni lui ni cette femme ne sont plus avec la ménagerie.

GLORIEUSE

Gomment le savez-vous?

TOURBANYÊS.

Par un article dans le journal... Ge gredin qui pensait t’avoir tuée...

GLORIEUSE

Eh bien ? *

TOURBANYÊS.

Il est mort...

GLORIEUSE

Mort. . . comment ?

TOURBANYÊS.

Oh ! d’une mort affreuse... Il devait être ivre... (Lui donnant un journal.) Lis... dans les nouvelles d’Espagne... à Santander...

GLORIEUSE, lit, avec terreur.

Le malheureux !

TOURBANYÈS.

Tu le plains ?

GLORIEUSE

Quel châtiment !

TOURBANYÈS.

Il Tavait mérité... Mais tu vois, dans la ménagerie on n'a trouvé personne, ni elle, ni lui I

GLORIEUSE

Et ici, au régiment... parrain... que dit-on ?

TOURBANYÈS, hésitant.

Au régiment ?

GLORIEUSE

On sait qu'il a... (Se jetant dans les bras de Tourbanyès.) Un voleur, lui qui n'avait que des idées d'honneur et de droiture... qui ne donnait que de bons conseils!

TOURBANYÈS.

Oui... ce fut un honnête homme jusqu'à ce jour-là... Un honnête homme autant qu'un brave soldat...

GLORIEUSE

S'il revient jamais, mon parrain, c’est la prison, n'est-ce pas ?

TOURBANYÈS, lui mettant la main sur la bouche.

Tais-toi ! tais-toi, petite !

GLORIEUSE, après un temps.

Et... s'il ne revient pas ?

• TOURBANYÈS, avec un mouvement qu'il réprime.

S'il ne revient pas?.. Eh bien ! s’il ne revie’nt pas, nous nous serrerons davantage les uns contre les

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