ACTE DEUXIÈME
TOURBANYÈS, très animé, lui barrant le passage*.
Un dernier mot... Pourquoi as-tu demandé au notaire les trente mille francs de Glorieuse qui étaient déposés dans son étude ? Pourquoi tiens-tu tant à avoir cet argent sous la main?
GANTABEILLE, fronçant les sourcils, tremblant de colère.
Oh! Michel! Michel ! est-il possible que tu aies des idées pareilles sur moi... que tu me soupçonnes, que tu me croies capable de toucher seulement à un sou de ce qui appartient à notre enfant!... Vrai! Ça n'est pas bien de ta part.
TOURBANYÈS, bourru et ému.
Et qui te parle de cela?... On n'a donc plus la permission de se renseigner?
GANTABEILLE.
Si nous nous fâchons un jour, si on devient des ennemis, toi et moi, tu l'auras bien cherché...
TOURBANYÈS.
Tu es stupide... Tu ne comprends rien.
GANTABEILLE, lui coupant la parole.
Suffit!... (Appelant dans l’arrière-boutique.) Glorieuse ! Glorieuse !...