SCÈNE IV
Les Mêmes, GLORIEUSE, puis ANTOINETTE.
GLORIEUSE, entrant.
Vous m'appelez?
GANTABEILLE.
Mets ton chapeau, ma fille, M. Ricôme, le notaire
t'attend pour te rendre les comptes que je te dois et que j'ai préparés avec lui^ puisque tu entres bientôt en ménage, (ii a appuyé sur celte phrase en regardant Tourhanyès.) La petite fortune dont j'étais responsable va passer entre tes mains.
GLORIEUSE^ gênée.
Mais^ mon tuteur... est-ce donc si pressé?
GANTABEILLE.
Oui... c'est pressé... D’ailleurs^ j'ai pris rendezvous... Tu l'accompagneras, Michel?... Gomme tu as l'habitude des chiffres, tu pourras voir mieux que moi... (Appuyant.) si M. Ricôme ne s'est pas trompé!
TOURBANYÉS^ impatienté.
Eh!... Gomme tu voudras, après tout I (cantabeiiie,
rogue, s'assied derrière un des comptoirs où il se met en posture de travailler, caché par une pile de cartons. — Antoinette sort de l’arrière-boutique apportant le chapeau et la pèlerine de Glorieuse et une lettre. — A Antoinette qui lui apporte une lettre.) Qu’cst-ce quC c’CSt que ça?
ANTOINETTE, à Tourhanyès.
^ G'est une réponse pour monsieur le capitaine que le clerc cie maître Ricôme vient d'apporter.
TOURBANYÈS.
Merci.
Il ouvre vivement la lettre.
GLORIEUSE, à Groixailles.
S'occuper de son ménage... quand.le fiancé estE)ieu sait où?
GROIXAILLES, gaîment.
Ça le fera revenir plus vite, mademoiselle.
GLORIEUSE
Vous croyez?... Oh! alors, je me dépêche. (Mettant