‹ Papa la vertu; pièceChapitre 68 sur 129 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

C'est pour Pierre que tu dis cela. Mais tu es folle ! .. Si le garçon manque à l’appel^ sois sûre qu'il doit avoir ses raisons I... Peut-être prépare-t-il avec Ezcurra quelque nouveau coup de contrebande.

GLORIEUSE

Dieu vous entende, car rien ne me fait horreur comme le mensonge et si Pierre s'était joué de moi^ s'il y avait une autre femme dans sa vie, je ne lui pardonnerais jamais, je disparaîtrais du monde.

GANTABEILLE.

Veux-tu te taire, méchante enfant... Tu ne sens donc pas quelle peine tu me fais, toi qui es ma seule joie, toi qui me tiens lieu de tout !... Non!... non !... Va... ton fiancé reviendra, vous serez heureux ensemble... Et la vue de votre bonheur me consolera de n’en avoir pas eu !

DOLORIDA, entrant.

Salut, monsieur Gantabeille... bonjour, Glorieuse.

GLORIEUSE

Bonjour, Rida... je ne m’attendais guère à te voir avant la Saint-Martin.

GANTABEILLE.

Maître Ezcurra n'est pas malade, au moins ?

DOLORIDA

Aucunement.

GANTABEILLE.

A la bonne heure !... Excusez-moi si je vous quitte... C'est Pheure du courrier et il faut que j'aille chercher les picaillons du détachement !... Au revoir, mademoiselle, et bien des choses à maître Ignacio !

DOLORIDA

Je n’y manquerai pas.

Gantabeille a passé sa sacoche on bandoulière et sort,

G ANTABEILLE.

Ail revoir, petite !.

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